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Le FOCAC 2024 devra être celui des questions difficiles

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Le président chinois Xi Jinping (sur l’écran) lors du sommet de la coopération sino-africaine (FOCAC) à Dakar, au Sénégal, le 29 novembre 2021. SEYLLOU / AFP

Le FOCAC 2024 qui se tiendra en Chine à la fin de cette année sera l’opportunité pour l’Afrique de poser les questions difficiles à la Chine et peut-être poser les fondements de nouvelles relations sino-africaines.

Dans un contexte de retrait financier de la Chine en Afrique sur fond de ralentissement économique en Chine et d’une nouvelle approche de la Belt & Road Initiative, de quoi seront faites les relations Chine-Afrique de demain? Pendant longtemps les financements chinois avaient permis à la Chine de se bâtir une réputation en Afrique et créer une base politique internationale solide. Une base dont elle se sert régulièrement lorsqu’il s’agit des votes au sein des instances internationales.

Et au prochain FOCAC il faudra s’attendre qu’elle mette en avant ses différentes initiatives – Global Security Initiative, Global Development Initiative et Global Civilisation Initiative – qui sont aujourd’hui certainement les principaux piliers de sa stratégie du remodelage du système international qu’elle appelle de tous ses voeux.
Son appel fait échos à celui de plusieurs pays du sud qui comme Pékin espèrent des changements radicaux qui pourraient apporter plus de justice et d’équilibre sur la scène internationale.

Dans sa quête pour ce changement, Pékin espère compter sur le soutien désormais historique des pays africains à sa cause au niveau international. Des années de soutiens et prêts financiers vous créent une base politique internationale solide sur laquelle vous pouvez toujours compter lorsqu’il s’agit de faire face à une opposition occidentale farouche. Et c’est bien ce qu’a fait Pékin toute ces années. De la question des Uyghurs à celui de Taiwan en passant celle de Hong-Kong, Pékin a toujours su compter sur ses « partenaires de tous temps », les pays africains.

Mais aujourd’hui qu’elle ne sait ou ne veut plus donner comme avant, comment compte t-elle préserver son importance pour les pays africains. Il sied cependant de rappeler que son retrait en matière de prêts ne suppose pas à une absence totale sur le continent. Autant qu’elle n’avance plus de grosses sommes d’argent pour financer les grosses infrastructures, autant elle devient de plus en plus présente dans les secteurs des nouvelles technologies, de l’énergie ou encore celui du transport.

Une réorientation qui ne pourrait pas être du goût de plusieurs chefs d’Etat du continent qui sont toujours en quête des milliards de dollars pour construire les infrastructures dont leurs pays ont désespérément besoin.

Si Pékin ne sait plus répondre à ces besoins là, comment compte t-il se garantir du soutien politique indefectible que représente l’Afrique?

C’est dans ce nouveau contexte que devra se poser les nouvelles bases de l’avenir des relations sino-africaines. Au delà des prêts et des financements chinois, que restent-ils des relations Chine-Afrique? Que peuvent-elles devenir?

Du combat pour la réforme du système international, à quels niveaux les agendas chinois et africains s’alignent-ils? Alors que la Chine comptera sur le soutien africain dans sa croisade pour une réforme du système international, il devra garantir la place qu’occupera l’Afrique dans ce nouveau système. Que gagnera l’Afrique? Quelles sont les actions et mesures concrètes qu’elle proposera pour pousser l’agenda africain au niveau international?

Ce FOCAC pourra bien être l’opportunité pour l’Afrique de négocier dur avec la Chine. Les changements que connait la Chine sont une opportunité pour l’Afrique de poser les fondements de nouvelles relations sino-africaines. Le soutien et l’alignement de l’Afrique ne sauraient plus se faire sans contrepartie sérieuse et substantielle, non seulement au niveau financier, mais aussi au niveau politique international.

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