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Que peut tirer l’Afrique de la Belt & Road Initiative 2.0?

Que peut tirer l'Afrique de la Belt & Road Initiative 2.0?

Combien des 100 milliards de dollars mis à la disposition de la China Eximbank et de la China Development Bank, l’Afrique pourra t-elle attirer et absorber dans cette nouvelle phase de la Belt and Road Initiative?! Lors de son discours de clôture du forum sur la « Belt and Road Initiative » (BRI), le président chinois Xi Jinping a annoncé que près de 106 milliards de dollars, au total seront mis à la disposition de la China Eximbank, China Development Bank et le Silk Road Fund, pour financer les projets de cette nouvelle phase de la BRI.

C’est bien loin l’année 2016 où le continent recevait près de 30 milliards $ de prêts chinois. Aujourd’hui nous en sommes à à peine 2.2 milliards pour 2021 et 2022 cumulés. Le Covid et le poids de la dette sont passés par là et sans oublier le contexte économique chinois de ces dernières années.

Dans cette nouvelle phase, les pays africains devront faire preuve d’ingéniosité politique et de stratégie s’ils veulent avoir une chance d’attirer une partie de ces fonds. Il leur faudra comprendre la nouvelle approche de Pékin en matière de prêts vers l’Afrique. Finis les infrastructures en milliards de dollars. Aujourd’hui, l’heure est au « Small & Beautiful ». Xi Jinping a son discours fait référence au « small yet smart » (petit mais intelligent). Un alignement, dans l’élaboration des projets en besoin de financement, à cette nouvelle approche est désormais nécessaire.

Il se pose aussi la question de la capacité de ces pays à absorber ces financement. Il s’agira ici de créer les conditions macro-économiques nécessaires pour garantir un environnement économique et financier stable garantissant le remboursement des prêts sans tomber dans une nouvelle spirale d’endettement. Les projets devront donc être économiquement viables et bien calibrés.

Les chiffres des prêts chinois de ces deux dernières années confirment la nouvelle tendance de la Chine en Afrique. Les secteurs du transport, de l’environnement, des nouvelles technologies et de l’éducation ont été les principales cibles des financements chinois. Les projets verts deviennent de plus en plus importants. Le secteur énergie est le grand absent de ces deux dernières années.

Cependant, avec la nouvelle orientation « verte » que prend la BRI (le mot « green » est revenu 11 fois dans le discours de clôture de Xi Jinping), on pourrait revoir des financements dans le secteur de l’énergie, mais pour des projets « verts ». Il est possible de voir des financements dans les projets des énergies renouvelables. Et même là, les gouvernements africains devront garantir leur rentabilité sur le long terme. 

La première phase aura connu ses bons côtés et ses ratés, qu’il faudra réajuster et améliorer.En définitive, l’impact que cette nouvelle phase du BRI aura sur l’Afrique dépendra intrinsèquement de la capacité des pays africains à non seulement s’aligner sur les priorités de Pékin, mais aussi à élaborer et imposer l’agenda du continent dans cette nouvelle configuration.

En dernière note, à quelques exceptions près, la nouvelle approche de Pékin ne laisse quasiment plus de place à des projets politiques et des éléphants blancs qui servaient les agendas politiques et gratifiaient l’égo des élites politiques corrompues.

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