Le président de la République démocratique du Congo, Felix Tshisekedi, a supervisé jeudi dernier à Kinshasa la cérémonie de signature du cinquième avenant au contrat lié un consortium d’entreprises chinoises et le gouvernement congolais pour l’exploitation du cuivre et cobalt congolais en échange d’infrastructures. C’est le contrat qui donna naissance à la joint-venture de la Sicomines.
La dernière révision de l’accord controversé marque un certain progrès pour M. Tshisekedi, qui avait depuis 2021 appelé à la révision de contrat qu’il estimait déséquilibré à l’égard de la RDC.
Selon les termes révisés, le montant à consacrer au financement des infrastructures en RD Congo est passé de 3 milliards de dollars à 7 milliards de dollars. Un premier décaissement de plus de 700 millions de dollars de ce nouveau financement sera effectué ce mois-ci pour des travaux routiers d’urgence à Kinshasa et dans d’autres régions.
POURQUOI C’EST IMPORTANT: Felix Tshisekedi a fait de la révision de l’accord « ressources contre infrastructures », initialement signé en 2008 avec un consortium chinois comprenant des entreprises telles que Sinohydro et China Railway Engineering, l’un des principaux objectifs de sa présidence. La cérémonie de signature n’a pas fourni de nouveaux détails sur l’accord révisé, puisque l’inspection générale des finances de la République démocratique du Congo et la Sicomines avaient annoncé séparément en janvier les grandes lignes de l’accord modifié.
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