Les restrictions sur les exportations de graphite imposées par la Chine ouvrent une fenêtre d’opportunités pour d’autres pays producteurs à en tirer avantages et devenir des acteurs plus importants sur le marché international.
En réponse à la décision de l’administration de Biden de restreindre les ventes de semi-conducteurs avancés aux entreprises chinoises, la Chine va à partir du 1e décembre 2023, imposer des restrictions à l’exportation du graphite dont elle produit 70 % de l’offre mondiale.
Ces restrictions sont semblables à celles imposées par la Chine sur le gallium et le germanium en août 2023. Et comme pour le germanium avec la R.D.Congo, ces restrictions peuvent bénéficier à d’autres pays producteurs en Afrique.
Aujourd’hui la Corée du Sud, dont les géants des nouvelles technologies sont inquiets, est en quête en Afrique et ailleurs de nouvelles sources d’approvisionnement pour le graphite. Ainsi des pays comme Madagascar et le Mozambique, respectivement deuxième et troisième producteur mondial, peuvent devenir des sources d’approvisionnement alternatives pour la Corée du Sud et d’autres pays.
Bien que leurs 280,000 tonnes produits collectivement en 2022 sont bien loin des 870,000 tonnes produites par la Chine, elles peuvent néanmoins tirer un avantage considérable à devenir les principaux fournisseurs du marché international.
POURQUOI C’EST IMPORTANT: Le graphite est l’un principaux minerais stratégiques qui participent à la fabrication des batteries pour les véhicules électriques. Chaque véhicule électrique a besoin en moyenne de 50 à 100 kg de graphite dans sa batterie pour les anodes. Ces restrictions rappellent aux pays occidentaux et alliés leur niveau d’intendance et de fragilité qu’ils ont face aux chains d’approvisionnement chinoises.
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