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CMOC enregistre des revenus à la hausse alors que la médiation du PM congolais bat de l’aile

CMOC annonce des revenus a la hausse
Déclaration des résultats du premier semestre de China Molybdenum pour son unité d'extraction de cobalt et de cuivre en République démocratique du Congo.

China Molybdenum (alias CMOC/China Moly), le géant minier chinois qui exploite l’une des plus grandes mines de cobalt de la République démocratique du Congo, a annoncé des bénéfices nets records d’environ 606 millions de dollars pour les six premiers mois de l’année. Les bénéfices sont en hausse de 72 % par rapport à l’année précédente, malgré les litiges en cours entre CMOC et la Gécamines, la société minière publique de la RDC. 

La Gecamines prétend que la CMOC a sous-estimé les réserves de cobalt de la mine de Tenke Fungurume (TFM) et qu’elle lui doit des milliards de dollars de redevances. Dans une répartition de ses bénéfices (en chinois), CMOC a souligné ses contributions à la RDC : 

« Selon les conditions fiscales actuelles, plus de la moitié des avantages économiques générés par l’ensemble du projet de TFM restent finalement en République démocratique du Congo sous la forme de taxes, de redevances et de droits de douane ; si l’on y ajoute les avantages économiques liés à l’achat de services locaux (par exemple, l’achat d’électricité auprès d’une compagnie d’électricité publique), plus des deux tiers des revenus de TFM restent dans le pays. »

Le différend entre les deux a entraîné l’intervention du Premier ministre de la RDC, Jean-Michel Sama Lukonde, qui a convoqué les parties à une séance de médiation ce week-end. Cependant, un initié du processus a déclaré au China Global South Project que seuls les représentants de la CMOC se sont présentés.

Ni les représentants de la Gécamines, ni le comité de révision, ni l’administrateur spécial nommé par le tribunal, qui est censé avoir repris la gestion de TFM à la place du CMOC, n’étaient présents. Le boycott reflète, semble-t-il, le manque de confiance dans la capacité du Premier ministre à gérer le processus de manière équitable. Dans le passé, Lukonde a tenté d’intervenir dans le conflit. Malgré l’échec de cette première tentative, on s’attend à ce que des réunions de médiation ultérieures aient lieu.

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