Les autorités Zimbabwéennes exigent du minier chinois la production dans les cinq ans du carbonate de lithium, composé chimique qui entre directement dans la fabrication des batteries électriques.
Comme l’Indonésie, la Guinée ou la République démocratique du Congo, le Zimbabwe s’oppose à toute transformation et raffinage du lithium en dehors du pays. Le but est de capturer le profit généré par la plus-value obtenue après transformation.
Cependant les déficits en infrastructures sont les principaux obstacles à la réalisation des exigences des pays producteurs. Si l’Indonésie a un tissu industriel suffisamment développé pour obtenir la transformation sur place, la situation est différente pour les pays africains.
C’est du reste la raison mise en avant par Zhejiang Huayou pour justifier son incapacité à se plier aux exigences des autorités zimbabwéennes : « Pour chaque tonne de carbonate de lithium de qualité pour batterie, il faut 2 800 kWh d’énergie verte renouvelable, 500 à 600 mètres cubes de gaz naturel, 2,2 tonnes d’acide sulfurique concentré (98,5 %), 2 tonnes de carbonate de sodium de première qualité, 20 kg d’hydroxyde de sodium de première qualité, 4 tonnes de poudre de calcium lourd et 1,6 tonne de dioxyde de carbone de qualité alimentaire. »
Malgré ces obstacles, les pays producteurs ne semblent pas prêts à revoir leurs ambitions à la baisse. Les entreprises chinoises devront s’adapter a ce nouvel environnement.
Pour rappel, Huayou Cobalt avait acquis en décembre 2021 la mine de Lithium Arcadia au près de l’Australien Prospect Resources pour un montant de 422 millions de dollars US.
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