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Des tendances économiques inquiétantes se rejoigent au Kenya

Image d'archive du parlement kenyan. Simon MAINA / AFP

La guerre en Ukraine exacerbe la crise financière qui s’aggrave au Kenya en contribuant à l’augmentation de l’inflation et en accentuant la pression sur le shilling déjà en difficulté. En fait, plusieurs forces économiques potentiellement dangereuses semblent converger au Kenya. Cette interaction rendra la vie plus difficile aux décideurs politiques qu’à leurs électeurs :

SHILLING FAIBLE : Le shilling a touché de nouveaux plus bas lundi dernier et n’a jamais rattrapé le terrain perdu la semaine dernière lorsqu’il a clôturé à 114 pour un dollar. La faiblesse du shilling contribue fortement à l’inflation et oblige le gouvernement à dépenser une plus grande partie de ses réserves de change libellées en dollars pour assurer le service de sa dette extérieure et acheter des importations. (THE STAR)

EN QUOI C’EST MAUVAIS ? Le Kenya, comme la plupart des pays africains, dépend fortement des produits importés, principalement de Chine, et la faiblesse du shilling augmente le coût de ces produits, ce qui ajoute une pression supplémentaire sur le revenu disponible limité dont disposent la plupart des consommateurs.

YUAN FORT : La devise chinoise s’apprécie par rapport au dollar, ce qui fait grimper le coût des produits chinois vendus à des pays comme le Kenya. Le RMB s’est apprécié de 6,56 pour un dollar en avril dernier à 6,315 la semaine dernière et il devrait se rapprocher de 6,25. Les traders accusent la guerre en cours en Ukraine d’être l’un des facteurs qui poussent certains à considérer le yuan comme une valeur refuge contre la volatilité. (SOUTH CHINA MORNING POST)

EN QUOI C’EST MAUVAIS ? : À moins que le Kenya ne puisse diversifier ses importations pour devenir moins dépendant des produits chinois, il y a de fortes chances que le coût de ces produits augmente. Cela ajoutera une pression supplémentaire sur le consommateur qui est déjà épuisé par la hausse des prix.

DETTE GONFLÉE : les législateurs kényans envisagent actuellement une proposition visant à augmenter la limite d’emprunt du pays à 115,04 milliards de dollars, contre 79,64 milliards de dollars actuels, la deuxième augmentation en trois ans. La dette totale est maintenant de 70,97 milliards de dollars. Par ailleurs, la plupart des nouveaux emprunts proviendraient des marchés obligataires, de sources nationales et de prêteurs multilatéraux – aucun nouvel emprunt chinois n’est prévu. (THE EAST AFRICAN)

EN QUOI C’EST MAUVAIS ? : La dette nationale du Kenya est déjà un frein majeur à l’économie, à la fois parce que les frais de service de la dette au cours du dernier exercice financier se sont élevés à plus de 10 milliards de dollars, mais aussi parce qu’une grande partie de cette dette est libellée en dollars américains, ce qui épuise davantage les réserves de change du pays. Bien que la dette ne soit pas nécessairement une mauvaise chose, elle devient problématique lorsque les recettes ne sont pas générées pour soutenir ces prêts et que de nouvelles dettes sont utilisées pour des initiatives ne générant pas de recettes, comme les salaires et l’administration.

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