Les agrumes, les pommes, les poires et les raisins de table sud-africains sont de plus en plus présents sur le marché chinois. Ces accès ont permis aux exportateurs sud-africains de diversifier leurs débouchés au-delà de leurs marchés traditionnels, tout en développant leurs relations avec les distributeurs asiatiques.
Les fruits à noyau ont récemment rejoint cette liste. La prochaine campagne constituera leur première saison complète en Chine, offrant aux producteurs l’occasion d’évaluer la demande, les contraintes logistiques et la compétitivité de leurs produits sur ce marché. Le transport maritime devrait rester privilégié pour maîtriser les coûts, tandis que le fret aérien servira certains créneaux commerciaux.
Les professionnels sud-africains souhaitent toutefois dépasser les accords négociés séparément pour chaque produit. Leur objectif est de parvenir à un cadre commercial plus global, susceptible de consolider la présence des exportateurs et de simplifier l’ouverture de nouvelles filières agricoles.
L’accès des myrtilles et des cerises au marché chinois devrait notamment figurer parmi les priorités. Le secteur des baies travaille depuis plusieurs années à l’obtention des autorisations nécessaires. Cet enjeu devient important à mesure que la production nationale augmente et que l’industrie recherche des destinations complémentaires à l’Europe et au Royaume-Uni.
Une délégation sud-africaine est attendue en Chine en septembre pour rencontrer les autorités et les acteurs chinois. La mission doit contribuer à approfondir les relations commerciales entre les deux pays et à examiner l’élargissement des échanges.
Elle marquera également la première visite en Asie du nouveau ministre sud-africain de l’Agriculture, Willie Aucamp, depuis sa prise de fonctions en juin. Son déplacement interviendra après Asia Fruit Logistica, organisé à Hong Kong, où les exportateurs rencontreront des clients asiatiques avant la prochaine saison.
Selon les représentants de l’industrie, la politique chinoise de droits de douane nuls accordée à 53 pays africains crée des conditions favorables. Ils estiment qu’un accord commercial plus complet avec Pékin pourrait être négocié dans les deux prochaines années.



