Le fabricant chinois de câbles Wuxi Xinhongye Wire & Cable Technology prévoit de créer une joint-venture au Maroc avec l’équipementier automobile français ACOME. L’opération, dont l’investissement maximal est estimé à 32 millions de dollars, s’inscrit dans la stratégie d’internationalisation du groupe chinois et devrait renforcer sa présence au sein des chaînes d’approvisionnement automobiles.
Pour réaliser ce projet, Wuxi Xinhongye entend d’abord établir une filiale détenue à 100 % à Hong Kong, financée par ses ressources propres ou par des capitaux internes. Cette structure s’associera ensuite à ACOME Automotive pour constituer l’entreprise marocaine. Le conseil d’administration du groupe a autorisé sa direction à engager les procédures nécessaires. Le montant définitif restera toutefois soumis aux autorisations des autorités chinoises et marocaines.
ACOME dispose déjà d’une présence au Maroc à travers une usine de câbles automobiles implantée dans la zone franche de Tanger. Ce partenariat devrait donc permettre au groupe chinois de s’appuyer sur une infrastructure et une expérience pour accéder aux constructeurs et équipementiers opérant dans le royaume.
Le projet intervient alors que le Maroc attire un nombre croissant d’investissements industriels chinois. Guizhou Tire prépare notamment la construction d’une usine de pneus, tandis que Gotion High-Tech prévoit de construire une gigafactory de batteries au lithium-fer-phosphate dans la région de Rabat-Salé-Kénitra. Ces projets confortent le positionnement du pays comme plateforme manufacturière et exportatrice reliant l’Europe, l’Afrique et les marchés internationaux.
POURQUOI C’EST IMPORTANT: Ce type d’investissement est de plus en plus décrié en Europe où Bruxelles y voit un moyen pour Pékin de passer par le Maroc pour vendre en Europe des produits subventionnés dans le cadre de la Belt and Road Initiative. Cependant, ces critiques ne tiennent pas compte des ambitions industrielles du Maroc qui, à travers ces investissements chinois, non seulement créent des emplois locaux, mais développent aussi le tissu industriel marocain.




