Liu Yuxi, envoyé spécial de la Chine pour l’Afrique, fait le tour du continent pour remettre les invitations officielles du gouvernement chinois au prochain Forum sur la Coopération Chine-Afrique (FOCAC) qui se tiendra le 3 au 8 septembre prochain à Pékin. Il s’est rendu au Burundi, au Rwanda, où il a rencontré le président burundais et le premier ministre rwandais.

Dans une approche asses inhabituelle, la date du FOCAC de cette année a été rendue publique assez tôt. Le forum de cette année sera un sommet présidentielle qui devrait réunir une grande partie des chefs d’Etats africains à Pékin.
Historiquement, le FOCAC est l’un des sommets « Afrique +1 » qui accueille le plus grand nombre de dirigeants africains. La régularité du sommet et la possibilité d’obtenir des financements importants de la part de Pékin ne sont certainement pas étranger à cet engouement.
Cependant, Pékin doit désormais rivaliser avec d’autres sommets « Afrique +1 » qui ont émergé ces dernières années. Après le premier sommet Italie-Afrique qui a eu lieu en début d’année, il y a eu récemment le premier sommet Afrique-Corée du Sud qui s’est déroulé au début de ce mois et qui a rassemblé une vingtaine de présidents africains à Séoul.

Contrairement aux FOCAC précédents, le forum Chine-Afrique de cette année pourrait bien aussi être sous les feux des critiques des internautes africains qui semblent lassés de ces sommets où plusieurs présidents africains font face à un seul chef d’Etat.
Ces critiques combinées à un changement d’approche de la Chine en Afrique fera de l’engouement des chefs d’Etat africains à ce sommet l’un des enjeux pour une Chine qui n’a plus la main aussi facile qu’avant. Avec ce changement de ton de la part de Pékin, et malgré les espoirs que nourrissent plusieurs gouvernements africains à obtenir des soutiens financiers durant ce prochain FOCAC, il n’est pas certain qu’un grand engouement soit observé.
Et ceci peut bien être certainement la raison pour laquelle, contrairement aux habitudes, la date et les invitations à ce sommet ont été annoncés bien avant de façon à se garantir une forte participation. Il s’agit peut-être ici de s’éviter un camouflet diplomatique qui retentirait bien fort.





