Abonnez-vous à notre bulletin d'information bi-hebdomadaire gratuit sur la Chine-Afrique.

  • Ce champ n’est utilisé qu’à des fins de validation et devrait rester inchangé.

Suivez PAC sur les réseaux sociaux

Ecouter le Podcast PAC

Les premiers pas du Global Gateway européen pour contrer la Chine

Les premiers pas du Global Gateway européen pour contrer la Chine
Ursula Van Der-Leyen. Kenzo TRIBOUILLARD / AFP

L’Union européenne et les États-Unis vont lancer les premières étapes d’un corridor de transport reliant la République démocratique du Congo et la Zambie à une installation d’exportation en Angola.

C’est l’une des principales annonces faites lors de la deuxième journée du Global Gateway Forum à Bruxelles. L’UE positionne son déploiement d’infrastructures de 326 millions de dollars comme une contre-mesure à l’initiative chinoise « Belt and Road ».

Si la Chine n’a pas été nommément citée, le discours de la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, contenait plusieurs attaques voilées, déclarant que la passerelle mondiale offrait « un meilleur choix » et que « souvent, les options d’investissement s’accompagnent d’un certain nombre d’inconvénients » :

« [Souvent, les options d’investissement] s’accompagnent de nombreux détails en petits caractères, et parfois d’un coût très élevé. Parfois, c’est l’environnement qui en paie le prix. Parfois, ce sont les travailleurs qui sont privés de leurs droits. Parfois, on fait venir des travailleurs étrangers. Et parfois, la souveraineté nationale est compromise. Aucun pays ne devrait être confronté à une situation où la seule option pour financer ses infrastructures essentielles est de vendre son avenir ».

Le forum a également vu l’annonce d’un projet d’hydrogène vert en Namibie et d’une coopération en matière d’énergie verte avec le Viêt Nam et le Bangladesh. La Tunisie était notablement absente, à la suite d’une querelle retentissante au cours de laquelle elle a récupéré 63 millions de dollars d’aide budgétaire de l’UE et interdit l’accès de son territoire aux fonctionnaires de l’UE.

Les priorités de l’UE dans le Global Gateway

CLIMAT : « [Les pays en développement] disposent d’un énorme potentiel en matière d’énergies renouvelables et d’hydrogène propre, de matières premières essentielles, d’une riche biodiversité et d’une main-d’œuvre jeune. Les économies en développement peuvent donc constituer un élément essentiel de la solution au changement climatique. Et nous, Européens, pouvons diversifier et renforcer nos chaînes d’approvisionnement sur ces nouveaux marchés dynamiques et en pleine croissance. »

MINERAIS : « Aujourd’hui, nous annoncerons de nouveaux accords sur des matières premières essentielles avec la République démocratique du Congo et la Zambie. Ensemble, nous construisons le corridor transafricain, qui reliera le sud de la RDC et le nord de la Zambie aux marchés mondiaux via le port de Lobito en Angola. Nous construisons également des corridors économiques stratégiques en Afrique australe, reliant l’Atlantique et l’océan Indien. La Namibie, par exemple, est appelée à devenir une plaque tournante régionale et mondiale de l’énergie.

SECTEUR PRIVÉ : « Nous avons besoin du secteur privé. C’est pourquoi la coopération étroite avec les entreprises est un pilier très important de Global Gateway. Nous mobilisons la puissance financière des plus grandes entreprises européennes. La clé du succès réside dans ce travail d’équipe entre les secteurs public et privé – par le biais de fonds publics, puis d’une formation et d’une réglementation favorable, d’un environnement propice au secteur privé, afin que nous puissions offrir la prévisibilité à long terme dont les investisseurs privés ont besoin pour lancer des projets ambitieux. »

POURQUOI C’EST IMPORTANT: La nécessité de mobiliser les entreprises privées pourrait constituer un point d’achoppement majeur pour la Global Gateway. Alors que la BRI chinoise a réduit les risques liés aux investissements des entreprises privées grâce à des modèles d’assurance et de financement soutenus par l’État et dépendant des banques chinoises qui financent les transactions de concert avec les entreprises chinoises, l’intégration des entreprises de l’UE dépendra de la capacité des pays bénéficiaires à réduire leurs risques, ce qui n’est pas gagné d’avance.

LECTURE RECOMMANDÉE:

C’est quoi le Projet Afrique Chine

Indépendant

Le Projet Afrique-Chine est fondamentalement independent, non-partisan et ne fait la promotion d’aucun pays, compagnie ou culture.

Actualité

Une sélection minutieuse des articles les plus importants de la journée sur la Chine et l’Afrique. Mise à jour 24 heures sur 24 par des rédacteurs humains. Pas de robots, pas d’algorithmes

Analyses

Des points de vue divers, souvent non conventionnels, d’universitaires, d’analystes, de journalistes et de diverses parties prenantes du débat Chine-Afrique.

Réseau

Un réseau de professionnels unique, composé de chercheurs, d’analystes, de journalistes et d’autres acteurs de la Chine et de l’Afrique du monde entier.