Cela déjà fait quelques semaines que le gouvernement namibien exprimait sa volonté d’exercer un plus grand contrôle sur le secteur extractif des minerais critiques à la transition énergétique et d’en tirer plus d’avantages.
La semaine passée, le ministre des mines évoquait la possibilité de nationaliser certains projets ou d’obtenir la participation obligatoire de l’Etat namibien dans certains projets. Une perspective qui avait cree un vent de panique parmi certains producteurs de lithium dont l’australien Paladin Energy Ltd qui avait du suspendre ses opérations en bourse pendant près de 36 heures.
En prenant la décision de suspendre l’exportation des minerais brut de lithium, cobalt et autres minerais critiques, la Namibie suit la tendance observée chez plusieurs producteurs de ces minerais, et emboite le pas à son voisin le Zimbabwe.
La Namibie devra cependant prendre en considération :
- Déficit énergétique : La Namibie comme le Zimbabwe devra répondre au déficit en énergie à laquelle est confrontée pour créer les conditions de base à une industrie de transformation viable. Actuellement le pays dépend des importations de ses voisins, l’Afrique du Sud, le Zimbabwe et la Zambie, pour environ 60 % de son approvisionnement en électricité.
- Rivalité sino-occidentale: La rivalité sino-occidentale sur le contrôle des minerais critiques offre une opportunité pour la Namibie de tirer profit de la situation en obtenant des garanties et des engagements fermes de la part des entreprises présentes d’investir dans la transformation minière. L’Australie qui fait partie de l’initiative américaine, Mineral Security Partnerhsip, et dont les entreprises sont très présentes dans le pays, pourrait jouer un rôle central dans ce processus. C’est pourquoi Il faudra aussi observer comment cette décision pourrait impacter les interactions entre les entreprises chinoises et australiennes dans le pays.
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