La présence chinoise dans l’exploration pétrolière et gazière en Afrique connaît un recul spectaculaire et pourrait disparaître d’ici à la fin de cette décennie, alerte Dou Lirong, expert chinois en politique énergétique. Il est le directeur du Centre national de recherche sur la stratégie pétrolière et gazière de Chine et président de l’Institut de recherche Exploration & Développement de PetroChina. Dans un article publié dans International Petroleum Economics, il précise que toutes les licences d’exploration actuelles expireront d’ici 2030 sans de nouveaux blocs ouverts.
Depuis 1993, les compagnies pétrolières chinoises ont construit un réseau de 61 projets d’exploration et de production dans 23 pays africains, générant jusqu’à 30 millions de tonnes équivalent pétrole par an. Sans nouvelles concessions, leur empreinte stratégique, autrefois centrale, pourrait s’estomper complètement.
Il faut tout de même préciser que présentement la Chine reste active dans plusieurs projets pétroliers sur le continent. Présente dans plusieurs pays, la Chine participe aujourd’hui à des projets majeurs, notamment en Ouganda avec CNOOC (China National Offshore Oil Corporation) où elle détient des titres pétroliers et est active dans le projet EACOP, et au Niger avec la China National Petroleum Corporation (CNPC) dans le cadre du projet d’Agadem, où un pipeline a été construit pour relier le Niger au port de Sèmè au Bénin. Même en Angola où les intérêts chinois dans le pétrole se sont réduits, la CNOOC comptait en 2024 relancer une exploration pétrolière.
Dans le maghreb, Sinopec renforce aussi ses activités en Algérie dans des partenariats avec Sonatrach, la compagnie nationale algérienne, pour explorer de nouveaux projets d’exploration et de production
POURQUOI C’EST IMPORTANT: Si la Chine venait à se retirer ou à renoncer à plusieurs projets pétroliers sur le continent, ceci serait dû à une combinaison de facteurs. Ce retrait s’inscrit dans un contexte où l’Afrique ne constitue plus, depuis plusieurs années, le principal fournisseur de pétrole de la Chine. Il s’explique également par l’éloignement géographique du continent et par les risques politiques, à l’instar de ceux rencontrés par la CNPC au Niger.
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