Quinze ressortissants étrangers, tous originaires d’Asie, ont été condamnés à un an de prison pour « cyberterrorisme et fraude en ligne », a annoncé vendredi la Commission nigériane des crimes économiques et financiers (EFCC), l’agence nationale de lutte contre la corruption.
Il s’agit de l’un des plus grands groupes d’étrangers reconnus coupables de fraude sur Internet au Nigeria, selon l’EFCC.
Onze Philippins, deux Chinois, un Malaisien et un Indonésien ont comparu vendredi devant un tribunal de Lagos, la capitale économique du pays.
Après avoir plaidé coupable, ils ont été condamnés à un an d’emprisonnement, ainsi qu’à une amende d’un million de nairas chacun (environ 650 euros), a précisé dans un communiqué de Dele Oyewale, porte-parole de l’EFCC.
Ils sont accusés d’avoir recruté de jeunes Nigérians pour des activités d’ »usurpation d’identité » et « de nationalité étrangère ».
« Le tribunal a également ordonné la confiscation des appareils saisis auprès des condamnés au profit du gouvernement fédéral du Nigeria », a ajouté M. Oyewale.
Le pays le plus peuplé d’Afrique est depuis des années cité pour les pratiques ses cyber-fraudeurs, connus dans l’argot local sous le nom de « Yahoo Boys ».
Au cours des derniers mois, l’EFCC a mené de multiples les opérations dans des centres de formation clandestins où de jeunes Nigérians apprennent les rouages de la fraude en ligne.
Des experts en cybersécurité alertent également sur la présence croissante de groupes « étrangers du cybercrime » profitant des failles du système nigérian pour opérer dans le pays.
Selon l’agence, ces groupes étrangers enrôlent des complices nigérians pour piéger des victimes en ligne via des techniques de hameçonnage, ciblant principalement des citoyens américains, canadiens, mexicains et européens.
En décembre, l’EFCC a procédé à l’arrestation de 792 suspects dans le quartier de Victoria Island à Lagos. Parmi eux, figuraient 192 ressortissants étrangers, dont 148 Chinois.
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