Dans un crime qui met en lumière les risques mortels de la trahison interne, le propriétaire chinois d’une ferme, Zhai Jianfeng, a été tué le 29 mai lors d’un vol minutieusement planifié, en partie perpétré par ses propres employés actuels et anciens, rapporte l’African Chinese Weekly.
Cette attaque, qui s’est déroulée dans sa ferme Fudakang à Garneton, a suscité une onde de choc au sein de la communauté chinoise en Zambie, révélant une réalité sinistre : des anciens employés mécontents se tournent de plus en plus vers la violence contre leurs anciens employeurs.
La soirée avait commencé comme n’importe quelle autre dans cette ferme de cinq hectares, où Zhai et son fils de 17 ans vivaient dans une maison près de l’entrée. La propriété, entourée de murs, paraissait sécurisée — jusqu’à ce que des coups de feu viennent briser le silence.
Quelques instants plus tard, deux visages familiers émergèrent à la porte : l’un des gardiens de sécurité actuels de la ferme et un ouvrier que Zhai avait licencié seulement deux semaines auparavant. Ils prétendirent que Zhai était gravement malade — un mensonge désespéré pour attirer son fils à l’extérieur.
Lorsque l’adolescent refusa, les hommes forcèrent l’entrée, armes à la main.
Les assaillants — au moins six au total, cinq d’entre eux à visage découvert — passèrent à tabac le fils et exigèrent de l’argent. Parmi les agresseurs se trouvaient non seulement l’ouvrier licencié, mais aussi deux des gardiens de sécurité en poste à la ferme.
Après avoir été agressé, l’adolescent fut laissé ligoté et inconscient. Par miracle, il réussit à s’échapper par la suite et signala le crime à la police.
Lorsque les autorités arrivèrent, Zhai Jianfeng était déjà mort — son corps abandonné sur la ferme, sa maison mise à sac. Cette attaque a ravivé les craintes au sein de la communauté chinoise expatriée, qui observe une hausse des crimes violents impliquant d’anciens employés.
Les autorités locales mènent une enquête, tandis que l’Association de la communauté chinoise en Zambie a offert une récompense de 150 000 kwachas pour toute information menant à des arrestations.




