Le rôle d’un vice-président chinois, comme celui de son homologue américain, est largement protocolaire, en particulier dans la sphère diplomatique où le directeur de la commission des affaires étrangères du comité central du parti communiste chinois et le ministre des affaires étrangères (dont le rôle est désormais combiné) sont traditionnellement les émissaires les plus en vue.
Cette situation semble être en train de changer, comme en témoigne la visibilité accrue, ces derniers mois, du vice-président Han Zheng.
Bien que Han soit largement inconnu de la plupart des observateurs extérieurs, il est actif au sein du parti communiste depuis 1979 et a gravi les échelons jusqu’à devenir le plus haut responsable du PCC chargé de la politique de Hong Kong, avant de devenir premier vice-premier ministre, puis membre du puissant Politburo.
Au début de l’année, Han a succédé à Wang Qishan, l’un des conseillers les plus écoutés de Xi Jinping, au poste de vice-président, ce qui indique que Han partage également un haut niveau de confiance avec le président.
Xi et Han ont à peu près le même âge et ont tous deux gravi les échelons du PCC dans la province orientale du Zhejiang.
C’est cette relation avec Xi, et non son titre, qui donne à Han tant de crédibilité en tant que l’un des principaux diplomates chinois, car lorsqu’il rencontre des homologues étrangers, ils savent qu’il a l’oreille du président.




