Abonnez-vous à notre bulletin d'information bi-hebdomadaire gratuit sur la Chine-Afrique.

  • Ce champ n’est utilisé qu’à des fins de validation et devrait rester inchangé.

Suivez PAC sur les réseaux sociaux

Ecouter le Podcast PAC

Présence d’uranium dans le cobalt de RDC: le gouvernement annonce des analyse

Rdc uranium cobalt
Un employé de la société chinoise CMOC présente l'hydroxyde de cobalt produit à la mine Tenke Fungurume, l'une des plus grandes mines de cuivre et de cobalt au monde, située dans le sud-est de la République démocratique du Congo, le 17 juin 2023. La République démocratique du Congo produit plus de 70 % de l'approvisionnement mondial en cobalt. Ce métal est un composant essentiel des batteries et est considéré comme un élément clé de la transition vers les énergies renouvelables. (Photo par Emmet LIVINGSTONE / AFP)

Le gouvernement de la RDC a annoncé vendredi que des analyses seront menées pour déterminer la quantité d’uranium présente dans certaines de ses exportations de cobalt, en réaction à une enquête publiée par par plusieurs médias et chercheurs.

La République démocratique du Congo (RDC) dispose de richesses minières colossales, qui en font l’un des principaux réservoirs en métaux critiques indispensables à l’industrie mondiale.

Premier producteur de cobalt (68%) et premier producteur africain de cuivre (3,4 millions de tonnes en 2025), ce vaste pays d’Afrique centrale se retrouve aujourd’hui au cœur des intérêts économiques chinois et américains, Washington cherchant à s’assurer un approvisionnement sûr en minerais stratégiques et réduire le contrôle de la Chine sur ces ressources.

Fin juillet, une enquête publiée dans la revue Nature Communications, en partenariat avec le Financial Times et Lighthouse Reports, a fait état de la présence de quantités significatives d’uranium dans des cargaisons d’hydroxyde de cobalt extrait et exporté de RDC vers la Chine par des entreprises chinoises – ce que ces entreprises ont nié.

La présence d’uranium dans les gisements de cuivre et de cobalt du sud-est de la RDC « est un fait naturel » et « documenté », qui ne constitue « ni une anomalie », ni une « violation » des engagements internationaux de la RDC, ont estimé les autorités congolaises dans un communiqué publié vendredi.

Selon Kinshasa, « l’étude en cause ne repose pas sur des mesures directes effectuées sur des cargaisons exportées ».

Une « campagne de vérification analytique contradictoire sera notamment menée, dont les analyses seront confiées à un laboratoire national ainsi qu’à un laboratoire international accrédité », poursuit le communiqué.

Le gouvernement annonce également « des consultations avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), et « réaffirme son engagement à poursuivre la fiabilisation des chaînes d’approvisionnement ».

Le secteur minier en RDC est réputé pour son opacité et la corruption qui le gangrène.

L’immense majorité du cobalt congolais est exporté vers la Chine.

L’uranium ayant servi à la fabrication de la bombe atomique larguée sur Hiroshima (Japon) en 1945 a été extrait dans la mine de Shinkolobwe, située dans la province du Haut-Katanga (sud-est) et fermée depuis les années 1960.

clt/mba

© Agence France-Presse

C’est quoi le Projet Afrique Chine

Indépendant

Le Projet Afrique-Chine est fondamentalement independent, non-partisan et ne fait la promotion d’aucun pays, compagnie ou culture.

Actualité

Une sélection minutieuse des articles les plus importants de la journée sur la Chine et l’Afrique. Mise à jour 24 heures sur 24 par des rédacteurs humains. Pas de robots, pas d’algorithmes

Analyses

Des points de vue divers, souvent non conventionnels, d’universitaires, d’analystes, de journalistes et de diverses parties prenantes du débat Chine-Afrique.

Réseau

Un réseau de professionnels unique, composé de chercheurs, d’analystes, de journalistes et d’autres acteurs de la Chine et de l’Afrique du monde entier.