Des entreprises chinoises s’apprêtent à investir plusieurs centaines de millions de dollars en Égypte afin de localiser la fabrication d’équipements clés pour les énergies renouvelables. Ces investissements font suite à la signature des accords de coopération entre l’entreprise égyptienne Kemet et des entreprises chinoises. La signature de ces accords avait été présidée par le ministre égyptien de l’énergie Mahmoud Esamet lors de sa visite en Chine en décembre dernier. Durant sa visite il avait rencontré plusieurs acteurs chinois privés et publics du secteur des énergies renouvelables.
Ces investissements chinois concernent notamment les batteries, les cellules solaires, les modules photovoltaïques et les équipements nécessaires à l’intégration de ces technologies au réseau électrique. L’initiative vise à renforcer la chaîne de valeur locale égyptienne des énergies propres et à accompagner la montée en puissance des renouvelables dans le mix électrique national.
L’un des projets porte sur la construction d’une usine de fabrication de cellules de batteries, dotée d’une capacité annuelle de 5 000 MWh. L’investissement, estimé à 200 millions de dollars, prévoit un recours accru à des matières premières et composants locaux, mené par le chinois Cornex.
Un autre volet important concerne la création de la première usine égyptienne dédiée à la fabrication d’onduleurs électriques, équipements indispensables pour raccorder les installations renouvelables au réseau national. Au-delà de la production industrielle, ce partenariat inclut une coopération plus large sur les systèmes d’intégration au réseau, les équipements électriques et des programmes de formation destinés à renforcer les compétences locales.
Parallèlement, un projet distinct signé avec Suzhou Weicheng, prévoit la mise en place d’un complexe industriel intégré pour la production de cellules solaires et de modules photovoltaïques. Dotée d’une capacité annuelle de 5 GW et représentant un investissement de 500 millions de dollars, cette infrastructure doit combiner la production à grande échelle, le transfert de technologies, l’utilisation d’intrants locaux et le développement de la main-d’œuvre égyptienne.




