Bloomberg a révélé que, depuis octobre 2025, les entreprises minières chinoises opérant en Zambie acquittent une partie de leurs taxes et redevances en renminbi (yuan), la monnaie chinoise.
Cette information a été confirmée par la Banque centrale de Zambie, qui inscrit cette décision dans une stratégie visant à diversifier ses réserves de devises étrangères. Ce mécanisme permettrait également au pays de réduire le coût du service de sa dette envers la Chine, lorsque celle-ci est libellée et réglée directement en yuans.
La décision zambienne s’inscrit dans un contexte régional plus large. Le Kenya et l’Éthiopie ont en effet choisi de convertir, en totalité ou en partie, leur dette chinoise en yuans afin de limiter les coûts liés à son remboursement. À l’époque de ces annonces, la Zambie avait indiqué suivre ces évolutions de près et évaluer la possibilité d’adopter une approche similaire.
POURQUOI C’EST IMPORTANT: Avec une dizaine d’entreprises chinoises actives dans le secteur du cuivre, la Zambie dispose désormais de la capacité d’accumuler directement des yuans, sans avoir à les acquérir sur les marchés internationaux via une conversion préalable de dollars.
Du point de vue chinois, cette évolution contribue à l’internationalisation de l’usage du renminbi. En décembre 2023, lors d’une rencontre avec le président zambien Hakainde Hichilema, le vice-président de la Banque de Chine, Lin Jingzhen, avait annoncé que son institution encouragerait une utilisation accrue du yuan en Afrique australe. Cette orientation faisait suite à la volonté exprimée par les deux pays, dès septembre 2023, d’augmenter la part de leurs échanges commerciaux libellés dans leurs monnaies respectives.



