Des militants du changement climatique ont manifesté mardi devant les ambassades chinoises de dix pays, demandant à la Chine de ne pas financer la construction de l’oléoduc controversé de TotalEnergies, EACOP, en Afrique de l’Est.
Les militants ont déclaré que les banques et les assureurs chinois sont des financiers de « dernier recours » pour TotalEnergies, qui a eu du mal à obtenir les prêts nécessaires à la construction de l’oléoduc.
Le géant français de l’énergie poursuit son projet de forage de Tilenga en Ouganda et l’oléoduc est-africain (EACOP) de 1 443 km pour transporter sa production jusqu’à la côte tanzanienne.
Malgré l’opposition des écologistes, le forage a commencé à la mi-2023 et la production est prévue pour 2025.
« On est à un moment où Total a perdu tous ses soutiens financiers et d’assurances (…), le soutien chinois est vraiment le dernier soutien potentiel à ce projet », affirme Romane, membre du collectif StopTotal lors d’une action menée conjointement avec Extinction Rebellion devant l’ambassade de Chine à Paris pour dénoncer le projet d’oléoduc en Afrique de l’est (EACOP). Les militants, habillés aux couleurs de TotalEnergies, ont construit un faux pipeline pour mettre la pression sur les investisseurs et assurances chinoises : « Ce projet est aberrant, plus de 100.000 personnes sont impactées », ajoute la militante.




