L’entreprise publique chinoise Dongfang Electric Corp aurait décidé de se retirer du projet du barrage de Ruzizi III à la frontière entre la République démocratique du Congo, le Rwanda et le Burundi alors qu’elle fait partie du consortium formé des egyptiens Orascom et The Arab Contractors.
Dongfang Electric aurait décidé, sur injonction de Pékin, d’interrompre les négociations avec la société de projet Ruzizi III Energy (REL). Le journal Africa Intelligence qui révèle l’information, ne donne pas les raisons invoquées pour cette rupture.
La présence et l’influence américaines, à travers la Development Finance Corporation (DFC), seraient à l’origine de cette décision. Considéré comme un projet fédérateur et stabilisateur pour la région par l’administration américaine pour la région des grands lacs, le barrage pourrait recevoir un financement de la DFC dès que le montage financier sera conclu.
Il faut cependant noter qu’au-delà d’un financement de 1.5 millions USD qui est allé dans les études de faisabilité, aucun engagement ferme n’a encore été prise par les Etats-Unis pour financer le projet.
Le retrait de Dongfang poserait un problème considérable pour le consortium, car c’est elle qui était en charge de fournir les équipements techniques, dont les turbines, dont elle est spécialiste.
La Chine a de l’expérience dans le secteur électrique burundais. En 2022, elle a inauguré la centrale de Ruzibazi qu’elle avait financée et construite, comme don de 80 millions USD.






