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Les Etats-Unis interdisent les routeurs étrangers, notamment chinois, au nom de la sécurité nationale

Etats-Unis routeurs étrangers
Le logo TP-Link est visible au-dessus du stand de cette entreprise spécialisée dans les réseaux et la domotique lors du Consumer Electronics Show (CES), le salon annuel de l'électronique grand public, qui s'est tenu à Las Vegas, dans le Nevada, le 7 janvier 2026. (Photo : Patrick T. Fallon / AFP)

Les Etats-Unis ont interdit lundi l’homologation de tout nouveau routeur grand public fabriqué à l’étranger, invoquant des risques pour la sécurité nationale dans une décision qui pourrait remodeler en profondeur le marché américain des équipements réseaux dominé par des fabricants asiatiques.

La Commission fédérale des communications (FCC) a mis à jour sa liste noire des équipements télécoms jugés dangereux pour y inclure tous les routeurs grand public d’origine étrangère. Les routeurs sont les boîtiers dans chaque foyer qui connectent ordinateurs, téléphones et objets connectés à internet.

La décision détaille que « permettre aux routeurs produits à l’étranger de dominer le marché américain crée des risques économiques, sécuritaires et cybersécuritaires inacceptables ».

Le texte rappelle les cyberattaques Volt, Flax et Salt Typhoon, attribuées par les autorités étatsuniennes à des hackers liés à l’Etat chinois qui avaient exploité des routeurs grand public pour cibler des infrastructures américaines.

Concrètement, les nouveaux modèles ne pourront plus obtenir l’autorisation FCC requise pour être importés ou vendus aux Etats-Unis. Les appareils déjà achetés par les consommateurs ne sont pas affectés, et les modèles déjà homologués peuvent continuer à être commercialisés, poursuit le document.

Une exemption est toutefois prévue, pour les fabricants obtenant une « approbation conditionnelle » auprès du ministère de la Défense ou du département de la Sécurité intérieure (DHS), valable 18 mois.

Cette procédure exige des informations détaillées sur la structure de l’entreprise et sa chaîne d’approvisionnement, ainsi qu’un plan assorti d’un calendrier pour établir ou développer une capacité de fabrication sur le sol américain, précise la décision.

Cette mesure s’inscrit dans une offensive plus large de Washington contre les équipements technologiques d’origine étrangère. La FCC avait inscrit sur sa liste noire les équipements des géants chinois Huawei et ZTE en 2021, avant d’y ajouter d’autres entreprises en 2022 et 2024. En décembre dernier, elle avait appliqué le même mécanisme aux drones fabriqués à l’étranger.

La mesure ne vise pas nommément la Chine, mais pourrait toucher indirectement le fabricant TP-Link, très répandu dans les foyers américains.

En octobre, le Washington Post avait rapporté que le ministère du Commerce proposait d’interdire aux Etats-Unis la vente des routeurs de TP-Link Systems, société basée en Californie qui s’est séparée de sa maison mère chinoise TP-Link Technologies tout en conservant certains actifs en Chine.

aha-bl/bdx

© Agence France-Presse

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