L’Égypte envisage de construire un complexe sidérurgique d’une valeur estimée à près de 10 milliards de dollars, en collaboration avec le groupe chinois Xinfeng Steel. Selon les autorités égyptiennes, le complexe serait implanté sur un site d’environ 10 millions de mètres carrés et viserait une capacité de production annuelle de 10 millions de tonnes.
L’installation couvrirait l’ensemble de la chaîne de valeur sidérurgique, du laminage à chaud aux activités de transformation avancée. La gamme de produits envisagée inclurait de l’acier au carbone, de l’acier pour l’automobile, des tubes, des plaques épaisses destinées aux infrastructures lourdes, à la construction navale ou encore aux équipements sous pression.
Au-delà des volumes, le projet met l’accent sur la diversification industrielle. Des unités de laminage à froid, de galvanisation et de traitement de surface seraient intégrées, ainsi que des lignes dédiées à des usages émergents, notamment les structures métalliques pour les installations solaires.
Selon le ministre égyptien du développement industriel, le projet aura un impact socio-économique significatif. Il est prévu la création d’environ 15 000 emplois directs et plus de 85 000 emplois indirects. Les autorités soulignent par ailleurs les perspectives de transfert de technologies et de montée en compétences de la main-d’œuvre égyptienne.
Encore au stade des discussions, ce projet illustre néanmoins l’attractivité persistante de l’Égypte pour les investissements industriels chinois de grande envergure, dans un contexte où le pays cherche à s’imposer comme un hub industriel dans la région.
Il convient de noter que ce n’est pas la première fois que les deux parties s’engagent dans des discussions autour de la construction d’un complexe industriel. En 2024, Xinfeng et l’Egypte avait signé un accord pour la construction de 1.65 milliards USD dans la zone économique du Canal de Suez.





