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Comment dissuader les kidnappeurs : Leçons de sécurité pour les commerçants chinois en Afrique

Kidnapping d'un commerçant étranger en Afrique du Sud.

Un entrepreneur chinois en Afrique du Sud a récemment été enlevé, soulignant les risques croissants auxquels sont confrontés les expatriés entrepreneurs. En réponse, le compte public WeChat 南非天天报 (South Africa Daily News) a publié un guide complet offrant aux commerçants chinois locaux des conseils pratiques pour éviter de telles menaces.

Contrairement aux avertissements génériques sur la sécurité, cet article entre dans les détails concrets et vécus — expliquant, par exemple, pourquoi les propriétaires de magasins d’alcool sont des cibles privilégiées, ou encore comment crier « Dieu t’aime ! » peut désarçonner un ravisseur à tendance religieuse. Il explore également les subtilités des dynamiques de travail sino-sud-africaines, recommandant aux patrons de créer de la loyauté en célébrant les anniversaires du personnel, en récompensant les employés qui signalent des comportements suspects avec des produits invendus, et en affichant des photos d’équipe à l’entrée du magasin.

Ces conseils précis révèlent à quel point la criminalité est imbriquée dans les opérations commerciales quotidiennes, montrant que l’intelligence culturelle peut être aussi cruciale que les systèmes de sécurité — et comment les expatriés aisés peuvent mieux s’intégrer aux communautés locales.

Principaux facteurs de risque :

Cibles :

  • Les commerçants chinois, en particulier ceux qui tiennent des magasins d’alcool, sont des cibles prioritaires.
  • Les propriétaires de plusieurs magasins sont davantage exposés (richesse perçue plus élevée).

Mode opératoire :

  • Les criminels effectuent des repérages, surveillant les habitudes des victimes (heures de trajet, itinéraires, mouvements d’argent).
  • Les gangs se font souvent passer pour des clients afin d’évaluer la sécurité des magasins et repérer les failles.

Mesures préventives :

Sécurité personnelle :

  • Varier les routines : changer d’itinéraires et d’horaires ; éviter les habitudes prévisibles.
  • Utiliser la technologie : activer le suivi GPS sur téléphone/montre connectée ; partager l’accès avec des contacts de confiance.
  • Rester vigilant : surveiller les véhicules ou individus suspects ; éviter les déplacements nocturnes.

Sécurité du magasin :

  • Renforcer la protection : installer alarmes, caméras de surveillance, boutons de panique ; utiliser des systèmes de surveillance à distance.
  • Gestion des espèces : limiter l’usage de liquide ; diviser les grosses sommes lors des transferts ; conserver une réserve d’argent « leurre » (entre R10 000 et R50 000).
  • Relations avec le personnel :
  • Vérifier les antécédents des employés ; encourager la loyauté avec des primes ou des cadeaux d’anniversaire.
  • Former le personnel à signaler les comportements suspects (récompenses à la clé).
  • Afficher des photos du personnel à l’entrée pour décourager les complicités internes.
  • Enseigner les protocoles d’urgence (déclenchement d’alarme, usage d’extincteurs, etc.).

Engagement communautaire :

  • Coopération de voisinage : tisser des liens avec les commerces et habitants alentours pour une vigilance mutuelle.
  • Intégration locale : participer aux forums de sécurité communautaire ; contribuer à des causes locales.

En cas d’incident :

  • Coopérer : prioriser la vie sur les biens ; éviter la résistance sauf si l’évasion est certaine.
  • Faire appel à la foi : dire « Dieu t’aime » ou « Jésus t’aime » (nombreux criminels sont croyants et peuvent hésiter).
  • Après l’incident : contacter immédiatement la police et le consulat chinois ; ne pas négocier seul les rançons.

Conseils supplémentaires :

  • Défense armée : si détenteur d’un permis, garder les armes dissimulées ; ne pas révéler leur présence trop tôt.
  • Déplacements : faire du covoiturage avec d’autres commerçants ; demander un accompagnement de la sécurité du centre commercial.
  • Animaux : les chiens de garde peuvent dissuader les intrus.

Parallèlement, un autre compte public WeChat centré sur la communauté chinoise en Afrique, 非洲华侨周报 (African Chinese Weekly News), a attiré l’attention sur le phénomène de la « Blue Light Gang » en Afrique du Sud — des réseaux criminels qui ciblent les étrangers en se faisant passer pour la police.

L’article rapporte plusieurs cas récents, dont un détournement de camion à Sebenza le 23 avril, ainsi que plusieurs incidents antérieurs le long de l’autoroute N3 et sur Winnie Mandela Drive à Johannesburg.

Dans ces cas, les gangs opèrent avec des uniformes très ressemblants à ceux de la police, de fausses plaques d’identification et des véhicules banalisés munis de gyrophares bleus. Ils interceptent les véhicules en simulant des contrôles, puis les détournent.

Ces crimes alimentent le marché florissant des véhicules volés en Afrique du Sud : les voitures détournées sont rapidement démontées pour pièces ou revendues illégalement dans les pays voisins.

Ce qui inquiète particulièrement la communauté chinoise, c’est l’évolution des cibles de ces gangs. Si les marques Toyota et Volkswagen restent très visées, les marques chinoises comme Haval et Chery sont de plus en plus ciblées — conséquence directe de leur part de marché croissante sur le continent africain.

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