La République démocratique du Congo (RDC) a lancé un vaste programme de cartographie aéroportée de ses immenses richesses minières, un instrument clef pour attirer les investissements étrangers sur le territoire aux sous-sols encore largement inexplorés, selon un communiqué du gouvernement transmis mardi.
La RDC est le premier producteur mondial de cobalt et le 2e producteur de cuivre. La Chine, qui a massivement investi en RDC depuis les années 2000, contrôle 70 à 80% de ces filières. Or, dans un contexte global de transition énergétique, la RDC est au centre des intérêts économiques mondiaux pour ses ressources en minerais critiques.
Washington, qui cherche à sécuriser un approvisionnement en minerais essentiels pour l’industrie de pointe, a signé en décembre avec Kinshasa un accord de partenariat stratégique. Cet accord est le pendant économique à un soutien américain pour tenter, jusqu’ici sans succès, de mettre fin aux combats dans l’Est congolais déchiré par des conflits depuis 30 ans.
Le projet de cartographie, financé par l’Etat congolais et prévu sur trois ans, vise à améliorer les connaissances géologiques du sous-sol et identifier les zones présentant un potentiel minier. Il repose sur des relevés géophysiques aéroportés à haute résolution (7 aéronefs prévus), avec l’appui technique de l’entreprise espagnole Xcalibur.
Le programme concerne neuf provinces dont celles anciennement rassemblées sous le nom Katanga (sud-est) et assises sur des gisements de minéraux critiques parmi les plus convoités au monde.
« L’objectif central est de mieux connaître les ressources de la RDC afin de mieux défendre les intérêts du pays », a souligné le ministère des Mines dans un document présentant le projet.
Géant des ressources, la RDC possède une capacité productive parmi les plus faibles au monde et Kinshasa cherche a attirer les investissements étrangers, notamment américains.
A ce stade, le partenariat signé avec les Etats-Unis en décembre n’a pas déclenché de ruée de la part des entreprises américaines, dans un secteur minier congolais fortement exposé à la corruption et marqué par des scandales financiers ou environnementaux.
Seules deux entreprises américaines ont des actifs miniers en RDC, KoBold Metals et Virtus Minerals. Selon des sources minière et diplomatique, des discussions doivent se poursuivre pour implémenter les conditions propices à attirer des investissements américains.
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