Les partenariats entre la Chine et les pays africains renforcent la résilience des communautés et les capacités de développement durable à long terme, selon Asha Mohammed, représentante permanente de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR) auprès de l’Union africaine, lors d’une interview accordée au média public chinois Xinhua. Nous considérons cet engagement comme constructif et souhaitons renforcer et élargir cette coopération à de nouveaux domaines », a-t-elle déclaré à Xinhua.
Également cheffe de la délégation de la FICR pour l’Éthiopie et Djibouti, elle s’exprimait en marge d’un séminaire consacré aux communautés résilientes, organisé à Pékin dans le cadre de la coopération sino-africaine. Accueillie en septembre par le Centre de formation de la Croix-Rouge chinoise avec le soutien de la FICR, cette formation de deux semaines a réuni 26 représentants des sociétés nationales de 19 pays africains.
Les participants y ont notamment découvert les pratiques chinoises en matière de réduction des risques de catastrophe, de résilience communautaire et de développement durable. « Les participants pourront utiliser ce qu’ils apprennent pour concevoir des solutions adaptées aux besoins des communautés de leurs propres pays », a-t-elle souligné.
La Chine, poursuit-elle, participe activement au renforcement des capacités au niveau de l’Union africaine, notamment dans la sécurité alimentaire et les systèmes de santé communautaires. Cette coopération dépasse la réponse aux besoins immédiats pour consolider durablement les institutions et les communautés africaines. En partageant ses connaissances, la Chine peut aider l’Afrique à renforcer sa capacité de développement autonome et durable, une démarche conforme à l’approche de solutions durables défendue par la FICR.
POURQUOI C’EST IMPORTANT: Bien que la déclaration faite devant un média chinois et par une personnalité comme Asha Mohamed, ne pouvait qu’être positive envers la Chine, il convient tout de même de noter les efforts et les engagements de la Chine dans des secteurs comme ceux du développement communautaire en Afrique. Depuis le FOCAC 2024, Pékin a accru ses activités au-delà des secteurs traditionnels pour lui, comme les investissements, les infrastructures ou encore les mines. L’empreinte chinoise en Afrique s’élargit et se diversifie. Et c’est exactement cette diversification qu’Asha Mohamed observe sur le terrain.




