Les drones chinois poursuivent leur expansion sur le continent africain. Le Tchad vient d’acquérir 4 drones CH-4, aperçus sur la base militaire d’Abéché, dans l’Ouaddaï. Les autorités tchadiennes n’ont pas encore fait l’annonce publique de ces acquisitions.
Cette acquisition, si elle se confirme, peut susciter des inquiétudes au regard des accusations qui pèsent sur le Tchad quant au soutien logistique qu’il apporterait aux Forces de Soutien Rapide (FSR) dans la guerre au Soudan. Il faut rappeler qu’en juillet dernier l’armée soudanaise avait abattu un drone chinois CH-95 des FSR.
Bien que ne vendant pas directement ces drones aux forces rebelles soudanaises, les drones chinois parviennent à se retrouver dans le conflit soudanais via des pays tiers, dont les Émirats arabes unis, soutien des FSR.
C’est dans ce contexte que la présence des drones chinois CH-4 au Tchad suscite des questions chez les observateurs de la crise soudanaise.
Le Tchad rejoint la République démocratique du Congo, qui avait acquis 3 drones CH-4 Rainbow en 2022 dans sa guerre contre la rébellion du M-23 dans l’est du pays. Il s’ajoute aussi à la liste de plus en plus longue de pays africains qui utilisent désormais des drones militaires chinois.
De la RDC au Maroc en passant par le Nigéria et l’Éthiopie, la Chine est devenue l’un des principaux fournisseurs de drones militaires sur le continent. Une situation qui s’explique autant par leur prix que par les procédures d’acquisition qui sont plus faciles comparées aux compétiteurs européens ou américains.






