Après le Kenya et l’Éthiopie, le Mozambique pense à convertir une partie ou la totalité de sa dette chinoise qui s’élève à 1,4 milliard USD – la Chine est le plus grand créancier bilatéral du Mozambique – en yuan afin de réduire les coûts de remboursement.
La ministre des Finances, Carla Loveira, qui accompagnait le président Daniel Chapo lors de sa visite d’État en Chine, a annoncé que les deux parties avaient entamé des discussions pour rendre la conversion possible.
Ce choix s’inscrit dans une tendance naissante sur le continent, où plusieurs pays comme le Kenya, l’Éthiopie et la Zambie ont converti la totalité ou une partie de leur dette, ou sont en discussion pour y parvenir. Ce choix s’explique par l’appréciation récente du dollar américain face aux monnaies locales, ce qui exerce une pression énorme sur les finances de plusieurs pays africains.
Avec cette conversion, le Mozambique espère réaliser des économies et réinvestir dans l’économie locale. Ces discussions pourraient aboutir d’autant plus que Pékin est dans une stratégie d’internationalisation de sa monnaie.
Si cette conversion devrait permettre de réaliser des économies, le Mozambique devrait tout de même tenir compte d’une probable réévaluation du yuan face au dollar dans un contexte de crise économique accentuée par la guerre en Iran.
Pour se prémunir des risques de fluctuations du yuans, Maputo pourrait lever des options comme la Zambie qui permet désormais aux compagnies minières chinoises opérant dans le pays à payer leur taxe en yuans; une façon pour Lusaka de consitituer des réserves en yuans.




