L’Ouganda intensifie ses efforts pour pénétrer le marché chinois en mettant en avant son café, son thé et ses produits laitiers lors du salon HOTELEX Shanghai 2026. Portée par son ambassade à Pékin, cette initiative vise à connecter les exportateurs ougandais avec des acheteurs chinois dans les secteurs du retail, de l’hôtellerie et du e-commerce.
Le café demeure le pilier des exportations du pays, avec 8,4 millions de sacs exportés en 2025 pour une valeur de 2,4 milliards de dollars, confirmant sa position de premier exportateur africain. Pourtant, la Chine reste un débouché encore marginal, avec seulement 27 à 28 millions de dollars d’exportations, malgré une demande en forte croissance pour les cafés de spécialité.
Face à ce potentiel, Kampala cherche à diversifier ses exportations en promouvant également le thé et les produits laitiers, tout en misant sur une montée en gamme. Les dégustations et salons professionnels visent ainsi à positionner les produits ougandais sur le segment premium.
Cette stratégie s’inscrit aussi dans une volonté de réduire le déséquilibre commercial avec la Chine. L’éventuelle mise en œuvre d’un régime de zéro tarif pour les produits africains pourrait renforcer cette dynamique, en améliorant la compétitivité des exportations ougandaises sur un marché en pleine expansion.jn
POURQUOI C’EST IMPORTANT: Trouver les produits qui permettront de tirer parti du marché chinois reste le principal défi pour les pays africains qui veulent conquérir la Chine. En l’absence de produits manufacturés compétitifs, les matières premières agricoles constituent une opportunité pour les pays africains. Cependant, ils devront faire concurrence non seulement aux autres producteurs internationaux, mais aussi à d’autres pays africains qui veulent exporter des produits similaires en Chine. Dans le cas de l’Ouganda, elle devra rivaliser avec le Rwanda ou encore le Kenya, qui exportent tous deux leur café et leur thé vers la Chine.




