Il n’existe aucune preuve tangible confirmant la rumeur sur les réseaux sociaux selon laquelle les États-Unis auraient fait pression sur le gouvernement kényan pour interrompre des négociations commerciales avec la Chine, selon le site de vérification des infos Africa Check.
Africa Check a retracé l’origine de la rumeur à un article publié par The Standard, l’un des plus grands quotidiens du Kenya, qui a ensuite été repris par Business Insider Africa. Aucune de ces publications n’a cité de sources pour étayer ces accusations manifestement erronées.
Des utilisateurs des réseaux sociaux se sont ensuite appuyés sur ces deux articles pour accuser le gouvernement kényan de sacrifier sa souveraineté au profit des États-Unis. De leur côté, les autorités kényanes ont constamment démenti cette rumeur.
POURQUOI C’EST IMPORTANT: Il s’agit d’un nouvel exemple de la manière dont un journalisme de mauvaise qualité contribue à la propagation de la désinformation, en particulier sur les sujets liés à la Chine. Une situation similaire s’était produite en 2022, lorsque le journal The Monitor en Ouganda avait faussement rapporté que l’aéroport d’Entebbe risquait d’être cédé à la Chine en cas de défaut de paiement de la dette.
Ce qui est frappant, toutefois, c’est que même après que ces articles ont été démontrés faux et formellement démentis par des organisations crédibles comme Africa Check, aucune de ces publications n’a pris la peine de corriger son article ni même de le retirer de son site internet.



