Le ministre kényan des Affaires étrangères, Korir Sing’Oei, était en visite à Pékin cette semaine pour des entretiens avec de hauts responsables chinois dans les domaines du développement et de la finance.
La première étape de Sing’Oei, lundi, a été le siège du China-Africa Development Fund, où il a rencontré des représentants de haut niveau de plusieurs des principales banques publiques chinoises, notamment la China Development Bank, la China Exim Bank et la Bank of China.
L’an dernier, le Kenya a négocié un accord visant à convertir les 3,5 milliards de dollars restants de prêts en cours contractés auprès de la China Exim Bank, libellés en dollars américains, en yuans chinois. Sing’Oei a indiqué que ses discussions avec les banquiers ont porté sur de « nouvelles options de financement du développement pour soutenir les ambitieux projets d’infrastructures prioritaires du président Ruto ».
Mardi, Sing’Oei s’est rendu dans les bureaux de l’Agence chinoise de coopération internationale pour le développement (China International Development Agency), où il a rencontré le vice-président Hu Zhangliang. La rencontre semblait davantage relever d’une visite de courtoisie que d’échanges visant des résultats concrets.
POURQUOI EST-CE IMPORTANT: Le Kenya se trouve dans une position très délicate entre les États-Unis et la Chine, dépendant fortement de son engagement avec ces deux grandes puissances. Si les États-Unis demeurent un partenaire majeur en matière de sécurité, la Chine est nettement plus importante en ce qui concerne le commerce, le financement et, potentiellement, l’aide au développement.



