Le Zimbabwe et la Chine ont signé la semaine passée à Harare un nouvel accord de coopération économique et technique, accompagné d’un échange de lettres portant sur une nouvelle tranche d’aide alimentaire. La cérémonie de signature s’est tenue à la State House, sous la présidence d’Emmerson Mnangagwa. Pour Harare, ces instruments doivent soutenir les priorités nationales de développement socio-économique et renforcer la sécurité alimentaire à court et moyen terme.
Au-delà de la formalisation, les parties ont insisté sur l’opérationnalisation rapide des engagements. L’accord économique et technique est présenté comme un cadre destiné à faciliter le financement et l’assistance technique sur des projets identifiés par les autorités zimbabwéennes, tandis que l’aide alimentaire vise à amortir les tensions sur les ménages vulnérables. Le ministre des Finances, Mthuli Ncube, a salué la continuité de l’appui chinois dans plusieurs secteurs et a souligné l’importance d’un alignement méthodique avec les priorités budgétaires nationales et les cadres de mise en œuvre.
Ce paquet a été explicitement replacé dans la trajectoire plus large des relations bilatérales. Les signataires ont rappelé qu’il s’inscrit dans la suite des dix-sept accords conclus lors de la visite d’État du président Mnangagwa en Chine en 2024, couvrant des domaines allant des infrastructures aux services publics. Dans cette perspective, l’accord de Harare est décrit comme un jalon supplémentaire, susceptible d’accélérer la mise en œuvre des priorités arrêtées l’an dernier.
En filigrane, l’annonce met l’accent sur la prévisibilité des engagements et une sorte de cohérence globale. Laide alimentaire répond à des besoins immédiats, tandis que la coopération économique et technique tente de s’inscrire sur des objectifs structurels sur le long terme. Toujours sous sanctions occidentales, les autorités zimbabwéennes parient beaucoup sur notamment les relations avec la Chine pour soutenir leur projet de développement Vision 2030.





