La Bank of China (BoC) a fêté vendredi à Lusaka une décennie d’opérations en tant que banque de compensation du renminbi (RMB) en Zambie, renforçant son engagement à développer les services financiers transfrontaliers en Afrique de l’Est et centrale.
La cérémonie, organisée en présence de responsables de la BoC, de l’ambassade de Chine, du gouvernement zambien et de grands clients corporatifs, a mis en lumière le rôle moteur de la banque dans l’internationalisation du RMB. « Les règlements croisés en RMB entre entreprises chinoises et zambiennes augmentent régulièrement ; certaines ont même institutionnalisé cette devise dans leurs échanges bilatéraux », a souligné Jin Jun, conseiller de l’ambassade de Chine à Lusaka.
Selon Jin Jun, une adoption plus large du renminbi contribuerait à stabiliser le système financier local, à améliorer l’efficacité des entreprises et à réduire les risques de change. « Le RMB est aujourd’hui la quatrième monnaie de paiement au monde ; son usage offre une alternative crédible pour diversifier les réserves de devises des pays africains », a-t-il ajouté.
Li Xuewen, directeur général de BoC Zambia, a rappelé près de 30 ans de présence de la BoC en Zambie. Il a promis de tirer parti de la plateforme mondiale du groupe pour accompagner les entreprises zambiennes souhaitant entrer sur le marché chinois et catalyser de nouveaux investissements en Zambie.
Du côté des autorités locales, Lillian Bwalya, secrétaire permanente au ministère zambien du Commerce, a insisté sur les bénéfices concrets de cette coopération monétaire : « Les règlements en monnaies nationales permettent de réduire les coûts de transaction, d’atténuer les risques de change et de garantir un environnement commercial plus stable, même en période d’incertitude mondiale. »
Pour sa part, Lyness Mambo, directeur du département de supervision prudentielle à la Banque de Zambie, a salué le renforcement de la liquidité du marché des changes induit par l’usage accru du RMB, tout en notant une diminution des coûts de conversion pour les entreprises et une moindre dépendance vis-à-vis des devises traditionnelles.




