La Chine renforce son empreinte médiatique en Afrique dans le cadre d’une stratégie de soft power visant à façonner les perceptions locales et à promouvoir une image positive de son engagement sur le continent. Pékin mobilise plusieurs leviers : la formation de journalistes africains, la fourniture de contenus aux médias locaux et l’expansion de ses propres organes, tels que l’agence Xinhua et la China Global Television Network (CGTN).
Cette présence croissante permet à la Chine de diffuser son message, mettant en avant les bénéfices de la coopération sino-africaine, notamment en matière d’infrastructures et d’investissements. En parallèle, des partenariats avec des médias africains permettent d’accroître l’audience de ces contenus.
Toutefois, cette influence suscite des interrogations sur l’indépendance éditoriale des médias locaux. Certains observateurs s’inquiètent d’un manque de diversité des sources d’information et d’une possible autocensure sur des sujets sensibles. Cette dynamique illustre une concurrence croissante entre puissances étrangères pour capter l’espace médiatique africain, alors que les médias occidentaux y voient une remise en question de leur influence historique sur le continent.
Interrogés, des acteurs médiatiques chinois disent que l’approche de la Chine est celle d’un journalisme positif qui met en avant les aspects positifs que négatifs. Ils estiment que les médias occidentaux en font déjà dans ce sens là et qu’eux ne feront pas ainsi.
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