Dans un rapport publié cette semaine, Reuters nous plonge dans les méandres de l’engagement chinois dans le domaine de la coopération spatiale en Afrique. La Chine s’implique de plus en plus dans les programmes spatiaux africains, comme l’illustre un laboratoire satellitaire situé près du Caire, en Égypte. Ce centre fait partie d’un complexe plus vaste, « Space City », qui témoigne du soutien de la Chine aux technologies spatiales.
Ces dernières années, la Chine a établi 23 partenariats spatiaux bilatéraux en Afrique, fournissant des satellites, des stations terrestres et une assistance technique. Cette stratégie s’inscrit dans le cadre de l’initiative « la Ceinture et la Route » de Xi Jinping, et vise à renforcer l’influence technologique et géopolitique de la Chine.
Parmi ces pays, on retrouve l’Algérie, le Nigéria, l’Egypte ou encore la Namibie. L’Egypte est le pays qui a vu le plus d’engagement chinois dans ce domaine au cours de ces trois dernières années. Deux satellites egyptiens ont été lancés dans l’espace 2023 et 2024 dans des installations chinoises.
En juin 2023, l’agence spatiale égyptienne recevait deux prototypes de satellites chinois qui lui ont été livrés le même mois par l’ambassadeur de Chine en Egypte, Liao Liqiang. Le MisrSat-2 était le premier projet satellitaire développé, testé et livré par la Chine en dehors de la Chine
Washington perçoit le boom spatial chinois comme un problème de sécurité, craignant une utilisation militaire accrue et une influence géopolitique plus large.
Cependant, plusieurs nations africaines adoptent une position pragmatique, profitant du soutien chinois pour développer leurs capacités technologiques, sans nécessairement s’aligner sur les rivalités sino-américaines.
Cette évolution illustre l’ambition de la Chine d’étendre son empreinte dans l’industrie spatiale et de renforcer sa coopération avec l’Afrique dans un domaine stratégique.
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