Abonnez-vous à notre bulletin d'information bi-hebdomadaire gratuit sur la Chine-Afrique.

  • Ce champ n’est utilisé qu’à des fins de validation et devrait rester inchangé.

Suivez PAC sur les réseaux sociaux

Ecouter le Podcast PAC

La menace d’une autre base militaire chinoise en Afrique pourrait à nouveau sauver l’AFRICOM

Michael Langley Africom chinoise sénat
Le général Michael Langley, commandant du Commandement des États-Unis pour l'Afrique (AFRICOM), doit se présenter cette semaine devant la commission des forces armées du Sénat.

Alors que le général Michael Langley, patron du commandement américain pour l’Afrique (AFRICOM), va témoigner devant la commission des forces armées du Sénat américain pour justifier le maintien de l’Africom, la « menace chinoise » pourrait bien être celle qui pourrait la sauver à nouveau comme en 2020.

La nouvelle administration Trump envisage en effet de supprimer AFRICOM en le fusionnant ou en le subordonnant au Commandement Europe (EUROCOM) basé à Stuttgart, en Allemagne. Une décision qui semble motivée, à l’instar de 2018, par la perception qu’aucune menace significative ne justifie un commandement militaire spécifique pour l’Afrique.

Dans ce contexte, républicains et démocrates expriment leurs inquiétudes face à une décision jugée précipitée et non coordonnée, susceptible d’affaiblir la présence stratégique des États-Unis sur le continent et de laisser un vide que la Chine et la Russie pourraient exploiter.

Au cours des dernières années, ces deux pays ont étendu leur empreinte sécuritaire sur le continent pour devenir les principaux fournisseurs d’équipements et de formation militaires du continent. De Harare à Ouagadougou, en passant par Kinshasa, les drones d’attaque chinois, les équipements lourds et légers, sont devenus des incontournables dans les arsenaux et sur les champs de bataille de la région.

Au-delà des équipements militaire et de la coopération en matière de sécurité, c’est l’ambition présumée de la Chine d’ouvrir une deuxième base militaire sur la côte atlantique de l’Afrique qui pourrait être la carte ultime susceptible de sauver l’Africom.

Le débat sur la fermeture d’Africom n’est pas nouveau. Sous Trump 1 en 2018, et pour des raisons similaires, il avait déjà exprimé sa volonté de la fermer. Par coïncidence, à peu près à la même période, l’idée de l’ambition de la Chine d’ouvrir une deuxième base en Afrique a commencé à faire son chemin aux États-Unis. Certains y avaient vu un prétexte parfait avancé par le Pentagone pour dissuader la Maison Blanche. Et apparemment, cela a fonctionné puisque l’AFRICOM survécut malgré les réductions drastiques opérées.

Malgré le retrait des troupes françaises du Sahel, la fin de l’opération Barkhane, l’expansion, bien que ralentie, du groupe Wagner et une instabilité grandissante au Soudan aux répercussions régionales potentiellement majeures, c’est peut-être bien la perspective d’une deuxième base militaire chinoise sur l’Atlantique qui pourrait peser décisivement dans la balance et assurer la survie d’AFRICOM.

Au fil du temps, républicains et démocrates ont su trouver un terrain d’entente dans leur opposition à la présence chinoise en Afrique. Rien ne semble aujourd’hui mieux les unir qu’une menace sécuritaire perçue comme imminente sur le continent.

L’audition publique de Michael Langley ce 3 Avril 2025 devant le Sénat nous en dira certainement bien plus sur les arguments mis en avant pour justifier la survie de l’AFRICOM.

C’est quoi le Projet Afrique Chine

Indépendant

Le Projet Afrique-Chine est fondamentalement independent, non-partisan et ne fait la promotion d’aucun pays, compagnie ou culture.

Actualité

Une sélection minutieuse des articles les plus importants de la journée sur la Chine et l’Afrique. Mise à jour 24 heures sur 24 par des rédacteurs humains. Pas de robots, pas d’algorithmes

Analyses

Des points de vue divers, souvent non conventionnels, d’universitaires, d’analystes, de journalistes et de diverses parties prenantes du débat Chine-Afrique.

Réseau

Un réseau de professionnels unique, composé de chercheurs, d’analystes, de journalistes et d’autres acteurs de la Chine et de l’Afrique du monde entier.