La Chine a fustigé lundi les accusations « infondées » selon lesquelles des entités chinoises auraient fourni à l’Iran des images satellitaires d’une base militaire en Jordanie, où une frappe iranienne a tué des soldats américains.
Ces propos font suite à la parution la semaine dernière d’un article du Wall Street Journal faisant état de ce présumé partage de renseignements entre Chinois et Iraniens, avant et après le bombardement en question.
Le 17 juillet, l’Iran avait lancé des missiles contre la base aérienne de Muwaffaq Salti en Jordanie, où sont stationnées des forces américaines. Trois militaires américains étaient décédés.
Des responsables américains anonymes, cités par le Wall Street Journal, n’ont toutefois pas identifié les entités chinoises impliquées, ni laissé entendre que le gouvernement chinois était directement responsable.
« Nous rejetons fermement les suspicions et les accusations infondées dépourvues de preuves », a réagi lundi Guo Jiakun, un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, lors d’une conférence de presse régulière.
Le président américain Donald Trump avait minimisé dimanche les accusations présentes dans l’article du Wall Street Journal.
« Vous savez, quand on dit que la Chine nous espionne, je dis vous avez raison, et nous, nous les espionnons aussi », a déclaré M. Trump aux journalistes à bord d’Air Force One.
« C’est ce que nous faisons. En gros, ils font ce que nous faisons », a-t-il ajouté.
Selon le Wall Street Journal, les responsables américains cités ont abordé la question avec des responsables chinois, qui ont demandé des preuves du transfert de ces images satellitaires et n’ont pas reconnu que des entreprises chinoises étaient impliquées dans leur fourniture à Téhéran.
En mai, Washington avait sanctionné trois entreprises de satellites basées en Chine pour avoir facilité des opérations militaires iraniennes.
La Chine est l’un des principaux partenaires économiques de l’Iran dont elle achète une grande partie de la production pétrolière. Elle est également un important soutien diplomatique de Téhéran.
Une visite d’Etat du président chinois Xi Jinping aux Etats-Unis est prévue fin septembre.
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