Alors qu’elle est souvent mise sur le banc des accusés pour la pêche illégale de ses navires sur les côtes africaines, la Chine a refusé de signer la déclaration de Mombasa sur la transparence des activités de pêche maritime. La déclaration avait été signée lors de la conférence sur les océans organisée à Mombasa, au Kenya, en juin dernier. La déclaration signée par 16 pays contient de nouveaux engagements visant à lutter contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN).
Le refus de Pékin de signer soulève des questions sur sa volonté de combattre une activité décriée par plusieurs pays côtiers africains, dont les communautés riveraines sont victimes des activités illégales des bateaux de pêche chinois.
En signant cette déclaration, Pékin aurait lancé un signal fort de sa volonté de répondre aux cris des pays africains. Ce refus laisse croire que la Chine n’a pas l’intention de mettre de l’ordre dans un secteur qui pose problème pour ses partenaires en Afrique.
Il convient de noter que la Chine n’est pas la seule à ne pas avoir signé la déclaration. Alors que la conférence avait vu la participation de 30 pays, à la fin il n’y en a que 16 qui ont signé. Il est intéressant de noter que parmi les non-signataires on retrouve des pays africains qui se plaignent souvent de l’impact de la pêche illégale sur leurs côtes. Le Cameroun, la Namibie, le Ghana et la Gambie figurent parmi les non-signataires.



