Au cours des cinq dernières années, la présence chinoise en Namibie se diversifie de plus en plus. Longtemps associée aux infrastructures et aux mines, la présence chinoise en Namibie tente désormais de s’inscrire dans un portefeuille plus large de projets portant sur la connectivité, les données satellitaires, l’énergie verte et le transfert de compétences.
L’un des symboles les plus visibles de ce tournant est la station de réception et de traitement de données satellitaires construite avec l’appui de la Chine près de Windhoek. Remis officiellement aux autorités namibiennes en février 2026, après la signature du certificat de transfert en novembre 2025, ce projet marque une avancée importante pour les capacités scientifiques du pays. Il doit permettre à la Namibie d’accéder à des données satellitaires en temps réel, utiles à la gestion des catastrophes, à la planification territoriale, à l’agriculture, aux ressources naturelles ou encore aux politiques publiques fondées sur des données vérifiables.
La coopération reste cependant fortement ancrée dans les infrastructures physiques. L’ouverture, en novembre 2025, de l’autoroute Dr. Hage G. Geingob, reliant l’aéroport international Hosea Kutako au centre de Windhoek, illustre cette continuité. En réduisant le temps de trajet d’environ une heure à près de trente minutes, le projet améliore la mobilité autour de la capitale et facilite les échanges économiques. Il a également mobilisé des entreprises namibiennes et créé des emplois locaux, ce qui permet à Pékin de mettre en avant une dimension de retombées économiques internes.
Un autre axe prend de l’importance : l’hydrogène vert. La Namibie dispose d’un potentiel solaire et éolien considérable, mais elle manque encore de plusieurs composantes industrielles nécessaires à une chaîne de valeur complète, notamment les électrolyseurs, les systèmes de dessalement, les unités de synthèse d’ammoniac et les solutions de stockage.





