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L’afflux massif d’exportations chinoises met à mal l’industrie sud-africaine tout en stimulant la croissance ailleurs sur le continent

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Selon de nouvelles données, les importations chinoises affluent cette année à un rythme record vers trois des plus grandes économies africaines : l’Afrique du Sud, le Nigeria et le Maroc. Mais leur impact est loin d’être uniforme. Pour certains producteurs locaux, cette vague d’importations constitue une grave menace concurrentielle, tandis que pour d’autres, elle se traduit par un accès moins coûteux aux intrants dont ils ont besoin.

Les importations de produits chinois dans ces trois pays ont augmenté d’environ 30 % depuis le début de l’année par rapport à la même période en 2025. La majeure partie de ces produits est constituée de ce que l’on appelle des « biens intermédiaires », tels que les produits chimiques, les machines et les pièces détachées, qui servent à la fabrication d’autres produits.

La pression exercée sur les fournisseurs nationaux pour qu’ils rivalisent avec les importations chinoises à bas prix est particulièrement forte en Afrique du Sud, où Moody’s, une agence de notation internationale, a averti que le pays perdait progressivement de sa compétitivité en raison de sa dépendance excessive vis-à-vis des importations, notamment en provenance de Chine.

« Cela est particulièrement évident dans les secteurs des machines et des composants automobiles, où les producteurs nationaux ont perdu des parts de marché au profit des exportateurs chinois au cours de la dernière décennie », a déclaré l’agence dans un rapport récent.

POURQUOI EST-CE IMPORTANT : Un débat animé a lieu actuellement dans les cercles politiques africains pour savoir si la forte hausse des exportations chinoises constitue réellement un problème. En Afrique du Sud, qui abrite la base industrielle la plus développée du continent, la pression concurrentielle est bien réelle. Dans la plupart des autres pays africains, ce n’est pas le cas.

La raison est simple : la plupart des pays africains ne disposent pas d’industries chimiques, d’usines automobiles ou d’usines de pièces mécaniques que les importations chinoises pourraient concurrencer à la baisse. Sur ces marchés, l’afflux de biens intermédiaires à bas prix en provenance de Chine est largement bien accueilli. Des intrants moins chers permettent de réduire les coûts pour les fabricants, les constructeurs et les agriculteurs locaux.

Trop souvent, le débat sur les exportations chinoises est orienté par des analystes issus d’économies industrialisées confrontées à la concurrence directe de produits chinois moins chers. Sur les marchés émergents moins industrialisés, le point de vue est très différent.

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