La présidente tanzanienne Samia Suluhu Hassan a inauguré, le 22 août 2026, la centrale hydroélectrique Julius Nyerere construite par la Chine, située dans le district de Rufiji, dans la région côtière du pays. Présenté comme une infrastructure stratégique pour la Tanzanie, le complexe doit contribuer à renforcer l’approvisionnement national en électricité. Dotée d’une capacité installée de 2 115 mégawatts, la centrale constitue désormais l’un des piliers du système électrique tanzanien.
Deux entreprises chinoises ont participé à sa réalisation. Power Construction Corporation of China, plus connue sous le nom de PowerChina, a pris en charge plusieurs ouvrages majeurs, notamment le barrage principal, le bassin de dissipation, les tunnels de dérivation, le système d’acheminement de l’eau et les structures métalliques. L’entreprise a également contribué à la conception générale et aux installations annexes. De son côté, Dongfang Electric Corporation a fourni les neuf groupes turbine-alternateur, les principales vannes d’admission et d’autres équipements électromécaniques, avant d’en assurer l’installation, la mise en service et les essais.
Selon les responsables du projet cités par Xinhua, les travaux auxquels ont participé les entreprises chinoises ont créé environ 14 000 emplois pour les populations locales. Cette mobilisation a permis d’associer une main-d’œuvre tanzanienne importante aux différentes phases du chantier.
Des milliers de travailleurs ont également bénéficié de formations dispensées par des ingénieurs chinois. Celles-ci ont porté sur des métiers comme la soudure, le ferraillage, la charpenterie, la conduite d’engins lourds et la topographie, contribuant ainsi au renforcement des compétences techniques locales.
La centrale fournit aujourd’hui près de la moitié de l’électricité injectée dans le réseau national, selon la présidente Hassan. Cette contribution devrait améliorer la fiabilité et la sécurité de l’approvisionnement électrique.
Le gouvernement espère que cette nouvelle capacité produira des effets mesurables dans l’industrie manufacturière, les mines, le commerce, l’agriculture moderne et les services publics. Elle devrait également favoriser les investissements et la création d’emplois, en réduisant les contraintes énergétiques qui freinent encore certaines activités économiques.
Il n’est pas encore certain qui est à l’origine du financement du projet.







