À Freetown, la Chine inaugure un centre de formation en soins infirmiers. Installé au sein de l’Hôpital de l’amitié Sierra Leone-Chine, le centre a été inauguré le 3 juillet, en même temps que le lancement de son premier programme de formation destiné aux professionnels locaux.
La structure sera principalement animée par la 27e équipe médicale chinoise venue de la province du Hunan. Sa mission dépasse les interventions ponctuelles: elle doit devenir un espace permanent de transmission de compétences, de mise à niveau clinique et de formation régulière du personnel infirmier sierra-léonais. Pour les autorités sanitaires du pays, l’objectif est clair: renforcer la qualité de l’enseignement infirmier et réduire les écarts existants dans la pratique hospitalière.
Charles Senessie, premier vice-ministre de la Santé, a présenté le centre comme un outil concret pour introduire de manière plus systématique des techniques cliniques avancées et des standards opérationnels modernes. La cheffe des soins infirmiers et obstétricaux, Patricia Matu Bah, a remis la plaque officielle du centre à Tan Yan, spécialiste en soins infirmiers venue de l’Hôpital du cancer du Hunan.
Le premier module de formation a porté sur les soins d’urgence. Il a été conduit par Sheng Jie, cardiologue à l’hôpital Xiangya de l’Université Central South, et par Tan Yan. Les sessions ont combiné exposés, démonstrations standardisées et exercices pratiques, permettant aux participants d’observer et de reproduire les gestes essentiels. Ce format vise à rendre les formations directement utilisables dans les services hospitaliers.
POURQUOI C’EST IMPORTANT: Ce type d’initiative met en lumière la présence chinoise dans le secteur médical africain. Une présence souvent méconnue. C’est depuis 1963 que la Chine envoie des équipes médicales en Afrique. Avec le retrait des programmes comme l’USAID, la coopération médicale chinoise pourrait commencer à combler un vide laissé par les partenaires occidentaux









