La Nigerian National Petroleum Company Limited (NNPC) a annoncé que le protocole d’accord signé, en avril de cette année, avec deux entreprises chinoises, Sanjiang Chemical Company Limited et Xinganchen (Fuzhou) Industrial Park Operation and Management Co. Ltd, pour la réhabilitation et l’exploitation des raffineries de Port Harcourt et de Warri est entré dans une phase d’évaluation technique et commerciale approfondie.
L’entreprise publique nigériane précise toutefois qu’aucun accord d’investissement définitif n’a encore été conclu et que les discussions se poursuivent afin d’évaluer la viabilité du partenariat. Les discussions portent sur la réhabilitation, l’exploitation et une éventuelle extension des raffineries de Port Harcourt et de Warri dans le cadre d’un partenariat technique assorti d’une prise de participation.
Contrairement aux précédents programmes de modernisation, largement financés par des ressources publiques, les partenaires chinois devraient prendre en charge les coûts liés aux travaux de diligence raisonnable. Ceux-ci comprendront notamment les évaluations techniques, financières et opérationnelles nécessaires avant toute décision d’investissement.
Selon le directeur général du groupe, Bayo Ojulari, le protocole d’accord ne constitue pas un contrat contraignant, mais un cadre destiné à examiner les modalités d’une éventuelle coopération. Cette phase d’analyse doit permettre aux différentes parties d’évaluer les aspects techniques, financiers et opérationnels du projet avant toute décision d’engagement à long terme. Pour la NNPC, l’objectif est de s’assurer que le partenariat permettra de développer des opérations de raffinage viables sur le plan commercial, plutôt que de reproduire les précédents programmes de réhabilitation qui n’ont pas permis de restaurer durablement les capacités de production des installations.
Cette approche marque une évolution dans la stratégie adoptée par la compagnie pétrolière nationale, qui cherche à privilégier une évaluation préalable approfondie de la rentabilité et de la faisabilité des projets avant d’engager des investissements de long terme dans les infrastructures de raffinage du pays.
Ce partenariat de la NNPC avec des entreprises chinoises s’inscrit dans une tendance naissante, où l’on voit émerger des partenariats privés entre Chinois et Nigérians dans ce secteur. En février 2026, le milliardaire nigérian Aliko Dangote avait signé un accord de 400 millions USD avec la Xuzhou Construction Machinery Group afin d’accélérer l’extension de sa raffinerie de pétrole pour atteindre la capacité prévue de 1,4 million de barils par jour.





