Le Soudan veut réactiver sa coopération avec la China National Petroleum Corporation (CNPC), partenaire historique de son secteur pétrolier. L’ambassadeur soudanais en Chine, Omar Issa Ahmed, a rencontré à Pékin Song Dayong, vice-président de la compagnie chinoise, afin d’examiner les moyens de renforcer la coopération bilatérale dans le domaine du pétrole, dans un contexte marqué par les besoins de reconstruction du pays.
Cette rencontre intervient alors que Khartoum cherche à stabiliser ses secteurs économiques stratégiques après une période de conflit prolongé. Les discussions ont porté sur l’état actuel de la coopération entre le Soudan et la CNPC, mais aussi sur les perspectives de relance des infrastructures pétrolières et énergétiques dans la phase à venir.
La CNPC occupe une place centrale dans l’histoire récente de l’industrie pétrolière soudanaise. Présente dans le pays depuis plus de trois décennies, l’entreprise a contribué au développement d’un système intégré couvrant la production, le raffinage et le transport du pétrole. Elle a également participé à la formation de cadres soudanais et au transfert de compétences techniques dans le secteur.
Lors de la réunion, Song Dayong a réaffirmé l’intérêt de la CNPC pour le Soudan et sa volonté de poursuivre le dialogue avec les autorités concernées. Il a également salué les développements récents dans le pays, notamment le retour progressif des institutions de l’État à Khartoum et le lancement des efforts de reconstruction.
De son côté, l’ambassadeur Omar Issa Ahmed a exprimé l’appréciation du gouvernement soudanais pour le rôle joué par la CNPC dans l’économie nationale. Il a souligné la contribution de l’entreprise aux projets stratégiques, à la formation des ressources humaines et à l’introduction de technologies modernes.
Au regard de la situation sécuritaire dans le pays, il n’est pas certain que la CNPC relance ses activités de sitôt dans le pays. La Chine et ses entreprises sont devenues de plus en plus frileuses face à l’instabilité sécuritaire de certains pays, qui menacent non seulement leurs investissements, mais aussi la sécurité de leurs employés.





