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Les marques chinoises dominent le marché des véhicules électriques au Ghana

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Image d'illustration: Un véhicule électrique Neta V vendu par Utu Cars au Kenya. La société mère du constructeur est confrontée à des difficultés financières en Chine. Photo : Njenga Hakeenah / CGSP Njenga Hakeenah / CGSP

Avec près de 17 000 véhicules électriques immatriculés à la fin de 2024, le Ghana dispose désormais du plus grand parc de véhicules électriques du continent. Cette flotte est constituée principalement de motos, de scooters et de tricycles électriques, un segment où les constructeurs chinois occupent une position dominante.

Les partenariats avec les entreprises locales comme SolarTaxi ou Kofa ont joué un rôle central dans cette expansion. En s’appuyant sur ces partenariats avec des fabricants chinois, ces entreprises importent des composants, assemblent localement certains modèles et proposent des véhicules adaptés aux réalités du marché ghanéen.

L’accélération du marché a également été favorisée par les autorités ghanéennes. Depuis 2024, les véhicules électriques bénéficient d’une exonération de droits de douane pendant huit ans, tandis que les entreprises procédant à l’assemblage local profitent d’avantages fiscaux supplémentaires. Le gouvernement vise une pénétration des véhicules électriques de 35 % d’ici 2035 et prévoit de mettre fin aux ventes de nouveaux véhicules thermiques à l’horizon 2045.

Mais cette progression rapide met également en lumière les limites des infrastructures. Au début de 2024, le pays ne comptait que sept stations publiques de recharge, toutes situées à Accra. Le gouvernement ambitionne d’en installer mille d’ici 2028.

POURQUOI C’EST IMPORTANT: Cette expansion des marques chinoises sur le continent est notamment rendue possible par les mesures commerciales des pays occidentaux contre les marques chinoises avec des barrières tarifaires croissantes, Le marché devient africain devient donc un nouveaux débouchés pour ces marques. L’autre facteur qui intervient c’est la concurrence farouche interne en Chine où les marges bénéficiaires se réduisent de plus en plus.

En 2025, la croissance des ventes de BYD a ralenti pour s’établir à 7,73 %, son rythme le plus faible depuis cinq ans, alors que le constructeur chinois de véhicules électriques devait faire face à une concurrence locale croissante et à un affaiblissement de son avance technologique.

C’est dans ce contexte que le marché africain devient une opportunité de croissance pour ces marques. Cependant, le faible pouvoir d’achat des consommateurs africains ne pourrait pas remplacer celui des consommateurs chinois ou européens. Face à cette réalité, ce sont les marques chinoises les moins connues qui proposent des voitures à des prix plus bas et pourraient tirer parti de cette expansion sur le continent.

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