La mine de Fer de Simandou, en Guinée, franchit une nouvelle étape avec l’accélération de ses exportations. Elle devrait depasser 20 millions de tonnes pour cette année 2026. Depuis le départ du premier navire chargé de minerai à destination de la Chine en novembre 2025, les expéditions ont atteint environ 6 millions de tonnes à la mi-mai 2026. La Chine a absorbé plus de la moitié de ce volume, soit près de 3,2 millions de tonnes.
L’augmentation des volumes exportés devrait être rendue possible, notamment grâce à la fin de la saison des pluies et, surtout, à la mise en service des infrastructures logistiques du projet, dont une ligne ferroviaire de 650 kilomètres et un nouveau terminal portuaire à Morebaya, doté d’une capacité annuelle de 40 millions de tonnes.
Avec une teneur en fer comprise entre 65 et 66 %, le minerai de Simandou figure parmi les minerais de haute qualité disponibles sur le marché. Toutefois, son utilisation à grande échelle par les aciéries chinoises reste limitée. Son principal handicap réside dans sa teneur relativement élevée en alumine, estimée à 2,7 %, contre environ 1,4 % pour le minerai brésilien IOCJ de Carajás. Cette caractéristique augmente les coûts de traitement et réduit l’efficacité des opérations de fusion.




