La Chine et la Zambie ont signé à Lusaka un accord de don destiné à financer des projets de coopération qui seront identifiés conjointement par les deux gouvernements, dans une volonté affichée de Pékin de continuer à soutenir des projets de développement dans le pays.
Lors de la cérémonie, l’ambassadrice de Chine en Zambie, Han Jing, a présenté l’accord comme une illustration des relations bilatérales et du soutien continu de Pékin à Lusaka. Si les secteurs concernés n’ont pas encore été précisés, les deux parties doivent engager des consultations pour déterminer les projets bénéficiaires.
Au-delà du financement sous forme de don, la partie chinoise a mis en avant la dimension plus large de sa coopération avec la Zambie, notamment à travers les programmes de renforcement des capacités. Selon Pékin, environ 400 responsables et techniciens zambiens ont bénéficié l’an dernier de formations en Chine dans divers domaines, dans le cadre d’un appui destiné à soutenir le développement autonome du pays.
L’accord s’inscrit également dans un discours plus large sur l’industrialisation et la diversification économique. Pékin a réaffirmé son soutien aux investissements des entreprises chinoises en Zambie, en les présentant comme une contribution aux ambitions de modernisation du pays.
Le ministre zambien des Finances, Situmbeko Musokotwane, a indiqué que cet accord concrétise des orientations arrêtées au niveau des dirigeants des deux pays et reflète leur volonté de poursuivre la mise en œuvre d’initiatives convenues.
Bien que peu de détails aient été fournis sur le volume du financement ou les projets visés, l’accord met en lumière une composante souvent moins visible de la coopération sino-africaine: les dons et l’assistance technique, aux côtés des investissements et des financements d’infrastructures. Il intervient alors que la Zambie cherche à soutenir sa diversification économique tout en consolidant ses partenariats extérieurs.
POURQUOI C’EST IMPORTANT: Dans un contexte de retrait américain dans les projets de développement en Afrique, ce type d’accord permet à Pékin de s’afficher comme un partenaire de développement présent et prévisible.





