Dans l’est de la République démocratique du Congo, le coordonnateur adjoint du mouvement rebelle M23, Bertrand Bisimwa, ainsi que d’autres cadres du mouvement, ont pointé du doigt la responsabilité de la Chine dans l’attaque par drone qui a tué trois personnes dans la ville de Goma, dont une humanitaire française, Karine Buisset.
Dans leurs tweets, toujours en ligne, ils ont accusé Pékin de livrer au gouvernement congolais des machines qui sèment la mort. Dans son tweet, Bertrand Bisimwa présente la Chine comme « … pays membre permanent du Conseil de sécurité, champion de la condamnation de la violence en RDC… ». Un autre cadre politique, Yannick Tshisola, a accusé la Chine : « non seulement de piller les minerais du Katanga – région dans le sud-est de la RDC riche en cuivre et cobalt – mais aussi de fournir des drones au régime terroriste de Kinshasa qui tuent des civils innocents.«
Ces accusations interviennent alors qu’il n’est pas encore clairement établi, malgré les accusations du M23 et la timide réaction du gouvernement congolais, quelle est la responsabilité derrière cette attaque qui pourrait être constitutive d’un crime de guerre et que le type de d’appareil ou de drones qui aurait utilisé lors de cette attaque.
La Chine est certainement pointée du doigt pour avoir été la première à fournir des drones à l’armée congolaise en 2024. Ces trois drones faisaient partie d’une commande de neuf drones passée par le gouvernement congolais en février 2023. Sur les neuf, les trois premiers avaient été livrés en mai 2023 par la China Aerospace Science and Technology Corporation (CASC). Mais depuis, il avait été rapporté que ces drones avaient été détruits par la rébellion.
À ce stade, il est difficile de confirmer ou non si la Chine fournit toujours des drones à l’armée congolaise qui depuis deux ans a diversifié ses approvisionnements en se tournant notamment vers la Turquie et les Émirats arabes unis.





