Le ministre de la Santé du Sénégal a affirmé jeudi qu' »aucun risque sanitaire avéré » n’existait pour les usagers des serviettes hygiéniques et couches pour bébé actuellement commercialisés dans le pays de la marque chinoise Softcare, au centre d’une controverse depuis plusieurs mois.
« Le ministère de la Santé tient à rassurer les usagers et l’ensemble des consommateurs quant à l’absence de risques sanitaires liés à l’utilisation de matières premières périmées dans la fabrication de produits Softcare », a déclaré le ministre, Ibrahima Sy, lors d’un point de presse présentant les conclusions d' »une enquête approfondie conduite par l’inspection interne » de son département et d’un comité.
« Au regard des données scientifiques et techniques disponibles, aucun risque sanitaire avéré pour les usagers n’a pu être prouvé concernant les produits actuels », a ajouté le ministre.
Une controverse concernant le groupe Softcare, premier vendeur de produits hygiéniques sur le continent africain, défraie la chronique au Sénégal depuis mi-décembre.
La colère de citoyens sénégalais est montée après que des inspecteurs de l’Agence sénégalaise de régulation pharmaceutique (ARP) ont accusé l’entreprise chinoise de détenir 1.300 kg de matières premières périmées et impropres à la fabrication de serviettes hygiéniques pour femmes et de couches pour bébés.
L’inquiétude avait grandi au Sénégal quand, huit jours après son premier communiqué, le directeur général de l’ARP avait fait volte-face et affirmé que, selon les documents transmis par Softcare, « les matières premières périmées n’ont pas été intégrées dans le processus de production ».
Pour le ministre, la conclusion du travail du comité est « sans ambiguïté »: « aujourd’hui, il n’y a aucune preuve scientifique de l’utilisation effective de matières premières périmées dans les produits actuellement qui sont commercialisés ».
Le ministre a cependant relevé que « la présence de matières périmées dans la zone de production de l’usine (Softcare) constitue un manquement ».
Il a ajouté que l’usine a, selon lui, « corrigé la quasi-totalité » des problèmes relevés, citant notamment la « destruction des matières premières en présence de la gendarmerie, la ventilation du magasin, la pose de capteurs de température et le recrutement d’un pharmacien ».
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