En février 2025, dans son mot d’ouverture lors du Mining Indaba 2025, le ministre Sudafricain des mines, Gwede Mantashe du poids et de l’influence de la Chine sur l’industrie du chrome en Afrique. Il accusait la Chine de bâtir son industrie du chrome sur le dos de l’Afrique du Sud. Il déclarait : » « La Chine construit son industrie du chrome sur le dos de notre chrome, et elle est plus grande que nous ; ce n’est pas normal. Parce que nous exportons des matières brutes, que la Chine stocke des matières brutes et que nous continuons à extraire à un moment donné, comme c’est le cas actuellement, la Chine inonde le marché de chrome, et le prix du chrome baisse... Nos compagnies minières de chrome disent qu’elles ne peuvent pas survivre, qu’elles survivent à peine, alors qu’elles sont les plus gros producteurs, et que c’est sur leur production que la Chine fait baisser le prix du chrome. ».
Une année plus tard, ses craintes semblent prendre forme. Profitant de la crise énergétique en Afrique et des coûts du secteur, la Chine est passée devant l’Afrique du Sud en devenant le premier producteur mondial de chrome raffiné. Le pays maintient sa position de premier producteur mondial de chrome brut.
Les fonderies sud-africaines ferment et ne peuvent plus supporter les coûts et la Chine s’est placée en position idéale pour en profiter pleinement. Premier importateur du chrome sud-africain, elle a très vite su imposer ses prix aux exportateurs sud-africains et constituer des gisements artificiels de chrome qui lui permettent aujourd’hui de devenir le premier raffineur mondial de ce métal.




